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Retour sur le workshop Sans Souci, une Exposition - Concert - Bal - (le 7 juin 2014 à La Dynamo,Toulouse)

21 Mai 2014, 10:35am

Publié par learning-from.over-blog.fr

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Exposition-Concert-Bal

 

De Toulouse à Soweto, chantiers d'improvisations.

 

À l'occasion de la célébration des 20 ans de l'élection de Nelson Mandela, l'atelier de master "Learning From" de l'école d'architecture de Toulouse a réalisé un workshop pour la reconstruction du cinéma mythique "Le Sans-Souci" à Soweto. 

Ce lieu en ruine était à l'abandon formant un espace public délaissé et dangereux dans le quartier informel de Kliptown. L'endroit est pourtant historique, car en juin 1955, la charte de la liberté, ratifiée par The African National Congress (ANC), fut signée précisément à Kliptown, faisant de cet endroit un lieu hautement symbolique de la lutte pour la liberté.

Le workshop Sans Souci, s'est déroulé pendant 15 jours, du 19 avril au 4 mai 2014, avec l'aide des communautés locales du bidonville. Les travaux de réhabilitation ont été lancés, ils étaient essentiellement centrés sur le travail des sols, d'autres phases de chantier concernant la couverture ou les aménagements mobiliers sont prévues dans le futur.

Pour rendre compte des travaux et des événements réalisés sur place par les étudiants et les habitants, l 'atelier Learning From organise le 7 juin une exposition vidéo festive dans la salle de La Dynamo à Toulouse. Cette soirée "exposition-concert-bal" débutera à 21 heures, elle réunira le groupe Dawadeluxe, premier soutien du projet, et la Compagnie Bernard Lubat de Uzeste pour des échanges musicaux énergétiques et réflexifs !

 

http://www.dawadeluxe.com/

http://www.cie-lubat.org

Démarrage de la soirée à 21 heures

Prix : 10€ tarif plein, 5€ tarif réduit (-25 ans, étudiant, demandeurs dʼemploi) event FB

 

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Ici et maintenant... learning from the Sans Souci

15 Mai 2014, 22:33pm

Publié par learning-from.over-blog.fr

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Learning From the "Sans Souci"

Un atelier de Christophe Hutin et Daniel Estevez de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse, en collaboration avec les associations Eat My Dust et One Love Trust à Kliptown et le centre Soweto Kliptown Youth à Soweto (Afrique du Sud). 

Étudiants : Maud Antoine, Imane Bensaih, Léopold Bouat, Nizar El Farouq, Sébastien Eyma, Caroline Guillot, Alice Lhoste, Rémi Livolsi, Marion Mittler, Anaïs Raphalen, Fanny Vidal.

Enseignants : Nicolas Hubrecht, Vincent Puyoo, Tiphaine Abenia.

 

Immeubles abandonnés, squats urbains, bidonvilles, ou encore quartiers déshérités dans le township de Soweto en Afrique du Sud, voilà les terrains d'action de l'atelier de master "Learning From" de l'école d'architecture de Toulouse. Ce groupe d'enseignement et de formation par l'action développe depuis 5 ans des projets dans des milieux urbains critiques. Son but est de former des architectes responsables et à l'écoute de la diversité des situations et des habitants. Des architectes capables également de faire beaucoup de choses avec peu de moyens et par là de garder à l'esprit l'importance des questions humaines et écologiques en architecture.

 

À l'occasion de la célébration des 20 ans de l'élection de Nelson Mandela, l'atelier Learning From a initié le premier workshop pour la reconstruction du cinéma mythique "Le Sans-Souci" à Soweto. Ce lieu en ruine était à l'abandon formant un espace public délaissé et dangereux dans le quartier informel de Kliptown. L'endroit est pourtant historique, car en juin 1955, la charte de la liberté, ratifiée par The African National Congress (ANC), fut signée précisément à Kliptown, faisant de cet endroit un lieu hautement symbolique de la lutte pour la liberté.

Le workshop Sans Souci, s'est donc déroulé pendant 15 jours, du 19 avril au 4 mai 2014, avec l'aide des communautés locales du bidonville. Les travaux de réhabilitation ont été lancés, ils étaient essentiellement centrés sur le travail des sols, d'autres phases de chantier concernant la couverture ou les aménagements mobiliers sont prévues dans le futur.

 

Pour ce premier atelier, des dizaines de projets sont initiés simultanément: 

- L'absence d'électricité rend impossible l'existence d'un éclairage public et augmente la dangerosité du site. L'un des premiers chantiers consiste donc à restaurer un éclairage public grâce à l'installation de lampes photovoltaïques sécurisées spécialement étudiées pour ces contextes critiques. 

- Pour les spectacles, une nouvelle scène de 70 mètres carrés est construite, la conception de sa dalle en béton permet la réutilisation des escaliers historiques du cinéma mais surtout l'organisation de plusieurs configuration d'usage : petits concerts, projections cinéma, grands spectacles pour un public nombreux.

- La scène historique du cinéma est réparée, les maçonneries réalisées à cette occasion mettent en oeuvre les anciennes briques récupérées sur place après nettoyage. 

- Le sous-sol du Sans Souci est effondré. Sous l'impulsion de Ginger, jardinier-paysagiste habitant du quartier avec qui l'atelier travaille depuis deux ans, le groupe investit cette partie difficile des ruines. Il débroussaille, déblaye, et dégage les ordures qui s'y sont accumulées pendant des années. L'endroit est ensuite entièrement transformé en un jardin potager décoré de mosaïques et planté d'arbres.

- L'écran historique du cinéma est recréé à son ancien emplacement, les murs sont entièrement peints en blanc, les projections peuvent avoir lieu.

- Une dalle extérieure du cinéma a basculé en s'effondrant. Comme renversée par un tremblement de terre, elle est inclinée et semble jaillir du sol. A cet emplacement précis, on construit un baobab en fers à béton soudés. Il est scellé dans une chape de béton et décoré de lampes colorées. Le baobab est un symbole positif en Afrique du Sud. Le monument surgit ici comme si ce sol brisé lui avait fait place. Monument léger, il forme un parfait dispositif de jeux pour les enfants qui sont les seuls à pouvoir pénétrer dans le tronc en fers tressés.

 

Sur le chantier, les étudiants rencontrent les habitants qui travaillent bénévolement avec eux. Le cinéma est dans la mémoire de tous les anciens du quartier, plus qu'un lieu de projection c'était l'un des endroits culturels les plus vivants pendant la lutte contre l'apartheid. La chanteuse Miriam Makeba, le pianiste Abdullah Ibrahim et bien d'autres artistes s'y produisirent régulièrement. Des entretiens avec les anciens sont organisés, on enregistre, on relève, on cartographie, on réalise l'inventaire des lieux et des institutions spontanées. On récolte les récits du passé, c'est l'histoire de la vie quotidienne à Kliptown qui se raconte. Travail indispensable car il n'y a pas d'architecture sans histoires.

 

Pour réhabiliter ce lieu, la stratégie de l'atelier Learning From n'est pas conventionnelle. Elle consiste à réactiver la vie artistique, culturelle et sociale du cinéma tout autant que l'architecture même de cet espace public. N'attendons pas que le cinéma soit construit pour programmer des événements culturels, pour se réunir, pour jouer, pour travailler ! 

Les musiciens français de la Compagnie Lubat, grands pratiquants d'improvisation artistique, ont rejoint le chantier de Soweto. Ils organisent des ateliers d'improvisation et des échanges musicaux avec les habitants, avec les enfants. L'improvisation se construit à partir de précision et de plaisir, on y cultive le désir de jouer.

 

L'architecture c'est la vie, écrivait Georges Candilis, c'est pourquoi l'activité sociale et artistique doit précéder l'édification des choses et non l'inverse. Cet enseignement, que l'on peut tirer de l'action en contexte critique, pourrait être médité par les maîtres d'ouvrage dans nos propres contrées: pensons d'abord aux contenus, soutenons la richesse des actions humaines et puis demandons simplement à l'architecture de les prolonger avec précision et délicatesse.   

 

atelier Learning From, 2014

 

 

 

 

 

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Le paysage mental de l'improvisateur

10 Avril 2014, 15:22pm

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Comment former sa propre partition intérieure ? Elle se construit à partir d'un mélange de connaissances à propos de la musique et de désirs, de points de repères théoriques et d'images sonores, de précision rythmique et de plaisir, de solitude et de partage, d'agilité digitale et d'émotions profondes, d'acquisitions rigoureuses, lentes et progressives et de saisissement global et instantané. Le développement de sa propre partition intérieure est profondément lié à ses propres intentions : qu'est-ce qui résonne en moi ? Comment est-ce que je me situe dans la musique et dans l'improvisation ?
Qu'est-ce que je désire jouer ?

 

How to train his own inner partition? It is constructed from a blend of knowledge about music and desires, of theoretical points and sonorous images, of rhythmic precision and pleasure, of solitude and sharing, of digital agility and deep emotion, of rigourous, slow and progressive acquisitions and global and instantaneous seizure. The development of its own internal partition is deeply tied to his own intentions: what resonates in me? Where do I fit in music and improvisation? 
What I want to play?

 

Jacques Siron, La partition intérieure. Jazz, musiques improvisées.

 

 

 

 

 

 

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L'art de l'expérience

11 Novembre 2013, 12:29pm

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Le travail et le jeu sont deux activités également libres et qui trouvent en elles leurs propre motivation, en dehors des fausses considérations économiques qui tendent à faire du jeu une vaine excitation pour nantis, et du travail un labeur sans joie pour les pauvres.

Sur le plan psychologique, le travail n'est jamais qu'une activité qui inclut sciemment la considération des conséquences comme aspect de lui-même ; il devient labeur contraint quand les conséquences sont extérieures à l'activité, pour devenir une fin au regard de laquelle l'activité n'est qu'un moyen. 
Le travail est art quand il demeure imprégné de l'attitude ludique.

John Dewey, Démocratie et education, 1966.

 

 

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Est-ce que ce sera beau ?

9 Janvier 2011, 23:34pm

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Pourquoi l'architecture n'utiliserait pas le décor éphémère produit par les habitants pour communiquer ? Un décor pour les jours gais, un autre pour les jours tristes, - un décor qui se renouvelle avec le temps. Nous utilisons toute une gamme de mimiques pour communiquer nos humeurs ; pourquoi les villes n'utiliseraient-elles pas certaines sortes de mimiques périodiquement changées ?

Yona Friedman, L'architecture de survie

 

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Peter Rich Architects, The Alexandra Interpretation Centre

 

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