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Lectures analogiques entre Granada (Espagne) et Toulouse (France) - session 2016

7 Mars 2017, 15:06pm

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ils sont arrivés...

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Trois Coups (extraits)

9 Février 2017, 14:19pm

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Caroline Carles, extrait de publication
Caroline Carles, extrait de publication
Caroline Carles, extrait de publication
Caroline Carles, extrait de publication
Caroline Carles, extrait de publication
Caroline Carles, extrait de publication
Caroline Carles, extrait de publication

Caroline Carles, extrait de publication

Le théâtre spontané fuit les villes modernes. Tandis que les centres anciens comme celui de Granada ou de Toulouse offrent encore certaines scènes urbaines privilégiés, la ville contemporaine se voit amputée de ces impulsions du jeu social. Peut être en changeant notre regard, et en investissant l’ultramodernité des dispositifs contemporains qui nous entourent, comme les stations de métro, pouvons nous arriver à retrouver un théâtre urbain en observant les individus qui l’occupent ...

 

 

 

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Orphea (extraits)

9 Février 2017, 13:56pm

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Léa Van de Casteele, extrait de publication
Léa Van de Casteele, extrait de publication
Léa Van de Casteele, extrait de publication
Léa Van de Casteele, extrait de publication
Léa Van de Casteele, extrait de publication

Léa Van de Casteele, extrait de publication

Ma ville invisible
Après trois jours d’errance dans le désert plat, aride, sec, le voyageur aperçoit la ville d’Orphéa où convergent les promeneurs perdus. Elle est posée là, au milieu du sable, comme une feuille d’or légère et vacillante; fragile. On n’en connait pas l’histoire, mais chacun a l’impression qu’elle renaît à chaque fois qu’un explorateur arrive.
Lorsqu’on s’en approche, on découvre un jardin sans  n. Ni maison, ni forum, ni chemin, ni marché, seules les plantes y règnent et cohabitent avec les habitants, les accueillant dans leur monde. Si on s’en approche, on découvre un sol sculpté en sillons étroits. Des creux qui s’étendent aussi loin que le jardin, où grouillent des âmes silencieuses. Majestueuse et brillante, cette ville de l’intérieur les éblouit et les guide depuis le début de leur voyage: cette petite lumière, tantôt bleue, tantôt jaune, tantôt rouge, elle est parfois à l’origine même de ce voyage et les pousse à prolonger leur exploration. On y aperçoit un vieil homme arroser son potager, une  fillette broder la maison d’en face, une femme tresser les cheveux de sa voisine, un fou passer de maison en maison à travers les fenêtres, un minier descendre travailler. Ce sont les vrais habitants d’Orphéa, ceux qui l’entretiennent et ceux qui l’ont créée.
Ce sont ces propriétaires qui sèment chaque  fleur de ce jardin, qui l’arrosent, qui choisissent sa couleur, qui créent sa forme. Cet Eden somptueux prend source dans la ville du bas et éclot à peine les toits des maisons dépassés. Cet effloraison s’apparenterait presque à un feu d’artifice : l’énergie contenue est subitement libérée, dévoilant l’éden plus féérique, plus beau et étincelant qu’à l’aube de son parcours pincé. Cette oasis a deux beautés : celle qu’elle donne à voir aux visiteurs pressés, la beauté superficielle, vide; et celle, replier, qu’elle dévoile seulement à celui qui s’intéresse, s’interroge et s’attarde. Elle révèle alors toute la richesse de ces terres, l’odeur de son eau, la douceur de sa lumière.
D’Orphéa, rares sont les voyageurs qui en ont vu le véritable trésor.

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Nids (extraits)

9 Février 2017, 12:13pm

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Clémentine Cancel, extrait de publication
Clémentine Cancel, extrait de publication
Clémentine Cancel, extrait de publication
Clémentine Cancel, extrait de publication
Clémentine Cancel, extrait de publication

Clémentine Cancel, extrait de publication

Nous sommes des animaux. Nous vivons comme eux, nous construisons comme eux. mais l’évolution a fait que nous nous sommes dénaturés, tournant le dos à notre instinct, cherchant à consommer plus, à posséder plus, à s’étaler d’avantage. Nous ne cessons de marcher encore plus vite, sans s’arrêter, de mener à son terme chacune des journées qui détermineront ce que nous serons. 
Et si nous prenions le temps de nous arrêter ? Posons-nous ici, un instant, juste pour admirer ce qui nous est donné à voir. Plus nous nous élevons, plus la vue se déverse devant nous sans que nous puissions la contenir. Ce privilège-là, n’est pas accessible en tout point, seulement depuis de précieux nids dont il faut connaitre la situation. 
Nombre d’entre nous ont tenté d’apprivoiser ces vues. Les promontoires, ou belvédère dont les villes disposent à profusion ont été créés à cette n. Mais ils ne sont que conditionnés par nous autres humains, et leur mystère s’en est allé sous les pas de milliers de passants. Pourtant, on peut encore apercevoir des nids d’oiseau dans la ville, qui disposent de ces mêmes qualités, mais demeurent silencieux car non exploités. 
Je vois des nids de colibri, qui s’apparentent désormais plus à l’excroissance d’une branche qu’à une confection précieuse et fragile. Ils ne demeurent que des recoins que nous n’explorons plus, puisqu’ils viennent se raccrocher à nos cheminements, sans jamais nous en détourner. 
Leurs créateurs les ont suspendus, là, dans le vide, leur o rant de nombreuse possibilité d’usage, sans penser qu’ils pourraient devenir des espaces résiduels, que nous ne ferions que croiser. Si nous choisissions de nous y arrêter, alors ils se révèleraient être de véritables ressources qu’il faudrait alors repenser. 
Je vois des nids de tourterelle, qui s’étalent en plateaux. Ils sont imposants, mais ne semblent être que des coudes que nous empruntons quotidiennement, sans en relever la qualité, sans même remarquer que nous les traversons finalement. Ils sont devenus insignifiants, et nous ne cessons de les effleurer sans jamais les toucher. 
C’est parce qu’ils font part de notre paysage quotidien que nous ne les remarquons plus. C’est parce qu’ils font part de notre paysage quotidien qu’ils sont riches, et particulièrement précieux. 
Je vois des nids d’alouette, dissimulés dans les hautes herbes, que l’on pourrait abimer au moindre de nos pas. Ils ne prétendent à rien, ne sont même pas construits, mais ont autant de qualités que n’importe lesquels de ces autres nids. 
C’est parce qu’ils n’appartiennent qu’à la nature que nous ne les regardons pas. Ils ne sont pas marqués, ils sont invisibles. mais c’est cette même transparence qu’il est agréable de relever. Car tout y est à faire, à penser, à aménager a n que l’on puisse rester là, à observer silencieusement ce qui nous est donné à voir. 
Je vois des nids d’aigles, surplombant tout autre point de vue, mais dont l’accès semble di cile, à tel point que leurs créateurs eux même ne s’y rendent plus. Pourtant la vue y est captivante, plus que jamais, et lorsqu’on l’aperçoit en n, elle nous rend captif, incapable de la quitter. 
Ils sont vides d’usages, mais comblés de cette qualité visuelle indéniable. Leurs concepteurs n’en ont fait que l’esquisse d’une pause marquée par les matériaux, mais dont toute trace de vie nit par s’e acer avec le temps. Si on décide de les considérer, alors il faut également prendre le temps de les valoriser de nouveau. 
Je vois des nids de pie, qui se construisent de matériaux surprenants que la vie a amenés à se rencontrer. Au bord d’une falaise, discutant avec le vide, on ne reste pas indifférent à cette scène singulière qui se joue devant nous. C’est une chance de pouvoir y assister, et lorsque l’on en prend conscience, alors on ne compte plus le nombre de ses pièces qui composent la ville. 
Si je retire ces matériaux, alors la scène sera tout autre, si je les conserve, alors je n’agirai pas. Demeurons-nous spectateurs ou deviendrons-nous acteurs ? Ne s’agit-il pas d’explorer chacune de ces morceaux de temps pour ponctuer notre quotidien d’évènements rares et précieux ? 
Je vois toutes sortes de nids que l’on oublie de voir. toutes sortes de nids que l’on n’exploite pas. toutes sortes de nids qui sont des opportunités. Si l’on parvient à prendre conscience qu’ils possèdent de véritables qualités, alors ils se révèleront être de d’étonnantes ressources qu’il sera libre de penser, d’aménager. Sans oublier que c’est par leur unicité qu’ils sont éclatants, et que c’est cette même unicité qu’il leur faut enraciner. 

 

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Imaginaires (extraits)

9 Février 2017, 11:40am

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Charlette Fremont, extrait de publication
Charlette Fremont, extrait de publication
Charlette Fremont, extrait de publication
Charlette Fremont, extrait de publication

Charlette Fremont, extrait de publication

Voici ce que je veux dire. On ne vit pas dans un espace neutre et blanc ; on ne vit pas, on ne meurt pas, on n’aime pas dans le rectangle d’une feuille de papier. On vit, on meurt, on aime dans un espace quadrillé, découpé, bariolé, avec des zones claires et sombres, des différences de niveaux, des marches d’escalier, des creux, des bosses, des régions dures et d’autres friables, pénétrables, poreuses. Il y a les régions de passage, les rues, les trains, les métros ; il y a les régions ouvertes de la halte transitoire, les cafés, les cinémas, les plages, les hôtels, et puis il y a les régions fermées du repos et du chez-soi. Or, parmi tous ces lieux qui se distinguent les uns des autres, il y en a qui sont absolument différents : des lieux qui s’opposent à tous les autres, qui sont destinés en quelque sorte à les effacer, à les neutraliser ou à les purifier. Ce sont en quelque sorte des contre-espaces.

Ces contre-espaces, ces utopies localisées, les enfants les connaissent parfaitement. Bien sûr, c’est le fond du jardin, bien sûr, c’est le grenier, ou mieux encore la tente d’Indiens dressée au milieu du grenier, ou encore, c’est - le jeudi après-midi - le grand lit des parents. C’est sur ce grand lit qu’on découvre l’océan, puisqu’on peut y nager entre les couvertures ; et puis ce grand lit, c’est aussi le ciel, puisqu’on peut bondir sur les ressorts ; c’est la forêt, puisqu’on s’y cache ; c’est la nuit, puisqu’on y devient fantôme entre les draps ; c’est le plaisir, enfin, puisque, à la rentrée des parents, on va être puni. 

Hétérotopies,  Michel FOUCAULT, France-Culture, 7 décembre 1966

 

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Antichambres (extraits)

4 Février 2017, 16:35pm

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Magali Demey, extrait de publication
Magali Demey, extrait de publication
Magali Demey, extrait de publication
Magali Demey, extrait de publication
Magali Demey, extrait de publication

Magali Demey, extrait de publication

Granada 
Les espaces de transition composent la ville. Ils forment des entre-deux qui rythment des entrées parfois monotones. 
Dominique Spinette définit l’entrée, dans L’apprentissage du regard « La façon d’entrer et de franchir la porte perpétue des rituels culturels. Une manière d’ennoblir le passage existe jusque dans les habitations les plus modestes et rudimentaires où les valeurs du monde intérieur sont annoncées par un ouvrage particulier. Marches, perrons, marquises, avant-toits, porches, portails... Chacun de ces éléments offre un espace de transition et de représentation au seuil de la maison.» 
Ces espaces intermédiaires permettent de supprimer une limite abrupte entre l’intérieur et l’extérieur. Ces antichambres permettent d’adoucir cette séquence et de créer de nouveaux usages. 

Pour l’architecte néerlandais Herman Hertzberger, « concrétiser le seuil comme espace de transition, signifie avant tout créer un cadre où accueillir et prendre congé des visiteurs. Le seuil représentant dès lors la traduction architecturale de l’hospitalité ». 
Sur les collines de Sacromonte,  les limites floues établies entre le public et le privé montrent la richesse de ces antichambres. Elles deviennent des pièces de vie à part entière. Pour certains, elles sont un point d’observation sur le paysage, pour d’autres elles s’apparentent à un salon où les habitants peuvent se réchauffer devant leurs cheminées. Pour d’autres en n, ces antichambres sont avant tout un lieu de rangement. 

Chaque antichambre est unique. Elle est conçue par les habitants et est souvent réalisée avec des matériaux de récupération. 
On peut également observer que les habitats de Sacromonte partagent de nombreux points communs avec ceux de la ville basse. En particulier, nous avons identifié des thématiques analogues d’importance : la présence de la grotte comme espace intime contenu, les espaces de transition -précédant la grotte- qui concentrent la vie, les séquences d’escaliers menant aux habitations. 
Ainsi, ces habitations semblent préfigurer la transformation à venir de la ville haute de Sacromonte. 

Toulouse
L’observation des cheminements dans les collines de Sacromonte nous montre leurs richesses dans l’usage de ces espaces de vie. Nous pouvons retrouver ce phénomène à Toulouse. Dans un contexte qui semble tellement éloigné des grottes de Sacromonte qu'on pourrait croire à une situation antagonique à l'habitat troglodyte : celui de l'habitat mobile des péniches du Canal du Midi.
Pourtant, devant chaque péniche un espace d'appropriation spécifique se déploie et investit les quais. Cette surface est utilisée comme un espace de vie, aménagé par les habitants eux même. Les passerelles servent alors de lieux de transition, d'ancrage et le schéma spatial observé est analogue à celui de Sacromonte !« Le dehors est rayé d’un trait, tout est à la nouveauté, à la surprise, à l’inconnu. Le dehors ne signi e plus rien. Et même, suprême paradoxe, les dimensions du volume n’ont plus de sens parce qu’une dimmension vient de s’ouvrir : la dimension d’intimité.»
La poétique de l’espace de Gaston Bachelard

 

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Chorégraphies du quotidien (extraits)

1 Février 2017, 22:00pm

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Léna Fauvernier, extrait de publication
Léna Fauvernier, extrait de publication
Léna Fauvernier, extrait de publication
Léna Fauvernier, extrait de publication
Léna Fauvernier, extrait de publication

Léna Fauvernier, extrait de publication

« Vous savez tous ce qu’il se passe après une grosse tempête de neige. L’enfant s’empare de la ville – il en devient temporairement le maitre. Vous le voyez foncer dans toutes les directions, ramassant de la neige sur les voitures gelées. C’est une sacrée farce que le ciel nous fait, une correction temporaire au bénéfice de l’enfant qui est abandonné.
Maintenant, il vous revient de concevoir quelque chose qui soit plus permanent que la neige – moins abondant mais, qui comme la neige, encourage le mouvement de l’enfant sans pour autant gêner les autres formes essentielles de mouvement urbain.
De plus, il ne doit pas être conçu comme une chose isolée ou un groupe de choses isolées, mais comme quelque chose qui puisse être répété aux en- droits appropriés de la ville.
La ville doit être en mesure de l’absorber à la fois esthétiquement et physiquement ; il doit devenir partie intégrante de la fabrique quotidienne de la ville.
Il doit être élémentaire, de façon à répondre aux tendances et mouvements élémentaires de l’enfant et activer l’imagination. » 

Aldo van Eyck – Washington University, St Louis, 1961 

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Jardins sauvages (extraits)

30 Janvier 2017, 12:28pm

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Elena Mary, extrait de publication
Elena Mary, extrait de publication
Elena Mary, extrait de publication
Elena Mary, extrait de publication

Elena Mary, extrait de publication

05 CONTRE-JARDINS_

Hoy, el jardín es múltiple. Partiendo del jardín ejemplar del Maristan, me intereso a la red de esos jardines informales que existen en Granada. En parcelas vacías, ob- servamos como vuelven al verde y como se extiende una natura contenida por la límite de 2, 3 o 4 muros. Llamamos estos trocos de natura que crecen en medio de las ruinas «jardines salvajes». Ahorrados por el tiem- po, olvidados de la ciudad, salvados de ella, como antítesis de los jardines del Alhambra, desarrollan sus propios funcionamientos. Observando bien, se pueden notar rela- ciones de parentesco entre ellos. A pesar de sus límites respectivas, los jardines sal- vajes alojan a menudos los mismos tipos de habitantes, plantas invasoras como higue- ras salvajes, ailhantes, varias gramíneas... Estos habitantes de los jardines salvajes desarrollan a menudos el mismo tipo de comportamiento, guiados por la búsqueda de la comodidad.

43 POPULATION_

La foule de ces plantes forme une population. Certaines s’évitent, d’autres empiètent, d’autres préfèrent s’isoler. Les végétaux qui abitent le jardin sont des personnages, avec leurs caractères bien à eux, leurs préférences, leurs habitudes. On ne peut prévoir leur développement ni les variations qu’offrira le jardin. On peut se contenter en revanche d’apprendre à les connaître, et peut-être, parvenir à les amadouer, malgré leurs égos froissés de plantes répudiées. «Quand nous commettons l’erreur de croire le sauvage exclusivement gouverné par ses besoins organiques ou économiques, nous ne prenons pas garde qu’il nous adresse le même reproche, et qu’à lui son propre désir de savoir paraît mieux équili- bré que le nôtre.» Claude Lévi-Strauss

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Visages de mondes (extraits)

29 Janvier 2017, 22:55pm

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Mathias Carrolio, extrait de publication
Mathias Carrolio, extrait de publication
Mathias Carrolio, extrait de publication
Mathias Carrolio, extrait de publication

Mathias Carrolio, extrait de publication

La façade habitée - Décorer

«Toute personne cherche à décorer son cadre de vie.» - Christopher Alexander 
A travers la décoration, c’est toute l’idée d’appropriation de l’architecture qui émerge, de l’ajout d’éléments personnels, intimes, propres à chacun, loin de l’image aseptisée de la conception architecturale. Ce phénomène, pour se développer, doit rencontrer les bons supports, les éléments architecturaux qui lui offrent cette possibilité de surajout d’une strate personnelle, d’appropriation. 
Les balcons, éléments forts de l’architecture, prennent à la fois une dimension structurelle, esthétique, symbolique et usuelle. Mais ils sont aussi le support privilégié de l’appropriation, exposant l’intimité des habitants sur la rue, créant des décors, exposant l’intimité, des percées de l’intérieur sur l’extérieur, du privé sur le public. 
Ainsi, deux strates cohabitent souvent : la strate initiale, élément architectural support de l’appropriation, qui peut lui même être un élément d’ornement, et la strate communicationnelle surajoutée que constituent les éléments de l’appropriation. Ces deux entités doivent cohabiter, se lier, se superposer, s’influencer, dans un rapport intime entre architecture et appropriation, entre intérieur et extérieur, entre public et privé. 

La façade habitée - Les balcons de Grenade, révélateurs et intimistes 

Les balcons, et notamment les oriels et les bow-windows, sont des phénomènes prégnants dans le paysage architectural grenadin. Au-delà de l’aspect patrimonial de l’objet, ils sont porteurs d’usages très particuliers et variés, ils sont support d’une grande appropriation
Parfois, seulement considéré comme espace résiduel, par défaut, débarras, zone en marge de l’habitat, cet espace est délaissé et ouvert sur la rue, mis en vitrine. En voulant dissimuler ce qu’ils y entreposent, les habitants le cachent à leurs yeux mais le montrent à tous les autres: les balcons exposent l’intimité des habitants au regard des passants.

 

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Alcoves (extraits)

28 Janvier 2017, 13:15pm

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Helène Bagues, extrait de publication
Helène Bagues, extrait de publication
Helène Bagues, extrait de publication
Helène Bagues, extrait de publication

Helène Bagues, extrait de publication

Granada

«Andando en Granada, he observado la presencia de huecos en las fachadas, que llameis Callejones y que llamo intersticios urbanos. Es lo que presenta mi serie de fotographia. Son puntos de interès en la ciudad. He identi cado ocho huecos en varios tejidos urbanos. Marcan la fachada, la calle, la ciudad. Son recursos por la apropriacion de los habitantes, los cuidadanos. Una discontinuidad se cumple y debe servir para la ciudad. Esta espacialidad cercada forma una sala que se debe de encontrar su funcion, mas allà que solamente un umbral entre el publico y el privado. La intimidad de la Ciudad se debe de tomar parte en estos lugares por darla de la profundidad. La calle y la vivienda no deben ignorarse, sino enriquecerse. Estos lugares son communes pero
notables, estos recursos son reales pero a construir.»

Toulouse

Une enquête sur Toulouse s’imposait. Où retrouver l’imaginaire révélé par l’exploration de Granada ? Les espaces d’articulations que constituent les alcôves de- vaient être découverts pour comprendre la complexité de la ville. Le tissu résidentiel est celui qui en présente le plus. Cela démontre l’importance de ces espaces dans l’interaction des habitants entre eux et avec leurs espaces de vie. La profondeur de la ville est là.  Les alcôves appellent un imaginaire. D’une personne à l’autre il change, évolue, se mysti e. La densité de la ville enveloppe le contraste de la réalité à l’imagination. Les fables peuvent trouver refuge dans ses micro- cosmes et prendre vie. L’exaucement d’une pensée qui devient matière.  Les pages qui suivent démontrent l’articulation de la ville par l’imagination, par ses multiples possibilités, et par sa concrétisation matérielle.

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Just Looking

7 Octobre 2016, 15:30pm

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Just Looking
Street observation equipment. From Rojō kansatsugaku nyūmon [Street Observation Studies Primer] eds. Genpei Akasegawa, Terunobu Fujimori, and Shinbo Minami (Tokyo: Chikuma Shōbō, 1986)

Street observation equipment. From Rojō kansatsugaku nyūmon [Street Observation Studies Primer] eds. Genpei Akasegawa, Terunobu Fujimori, and Shinbo Minami (Tokyo: Chikuma Shōbō, 1986)

Just Looking

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