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Ici et maintenant... learning from the Sans Souci

15 Mai 2014, 22:33pm

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Learning From the "Sans Souci"

Un atelier de Christophe Hutin et Daniel Estevez de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse, en collaboration avec les associations Eat My Dust et One Love Trust à Kliptown et le centre Soweto Kliptown Youth à Soweto (Afrique du Sud). 

Étudiants : Maud Antoine, Imane Bensaih, Léopold Bouat, Nizar El Farouq, Sébastien Eyma, Caroline Guillot, Alice Lhoste, Rémi Livolsi, Marion Mittler, Anaïs Raphalen, Fanny Vidal.

Enseignants : Nicolas Hubrecht, Vincent Puyoo, Tiphaine Abenia.

 

Immeubles abandonnés, squats urbains, bidonvilles, ou encore quartiers déshérités dans le township de Soweto en Afrique du Sud, voilà les terrains d'action de l'atelier de master "Learning From" de l'école d'architecture de Toulouse. Ce groupe d'enseignement et de formation par l'action développe depuis 5 ans des projets dans des milieux urbains critiques. Son but est de former des architectes responsables et à l'écoute de la diversité des situations et des habitants. Des architectes capables également de faire beaucoup de choses avec peu de moyens et par là de garder à l'esprit l'importance des questions humaines et écologiques en architecture.

 

À l'occasion de la célébration des 20 ans de l'élection de Nelson Mandela, l'atelier Learning From a initié le premier workshop pour la reconstruction du cinéma mythique "Le Sans-Souci" à Soweto. Ce lieu en ruine était à l'abandon formant un espace public délaissé et dangereux dans le quartier informel de Kliptown. L'endroit est pourtant historique, car en juin 1955, la charte de la liberté, ratifiée par The African National Congress (ANC), fut signée précisément à Kliptown, faisant de cet endroit un lieu hautement symbolique de la lutte pour la liberté.

Le workshop Sans Souci, s'est donc déroulé pendant 15 jours, du 19 avril au 4 mai 2014, avec l'aide des communautés locales du bidonville. Les travaux de réhabilitation ont été lancés, ils étaient essentiellement centrés sur le travail des sols, d'autres phases de chantier concernant la couverture ou les aménagements mobiliers sont prévues dans le futur.

 

Pour ce premier atelier, des dizaines de projets sont initiés simultanément: 

- L'absence d'électricité rend impossible l'existence d'un éclairage public et augmente la dangerosité du site. L'un des premiers chantiers consiste donc à restaurer un éclairage public grâce à l'installation de lampes photovoltaïques sécurisées spécialement étudiées pour ces contextes critiques. 

- Pour les spectacles, une nouvelle scène de 70 mètres carrés est construite, la conception de sa dalle en béton permet la réutilisation des escaliers historiques du cinéma mais surtout l'organisation de plusieurs configuration d'usage : petits concerts, projections cinéma, grands spectacles pour un public nombreux.

- La scène historique du cinéma est réparée, les maçonneries réalisées à cette occasion mettent en oeuvre les anciennes briques récupérées sur place après nettoyage. 

- Le sous-sol du Sans Souci est effondré. Sous l'impulsion de Ginger, jardinier-paysagiste habitant du quartier avec qui l'atelier travaille depuis deux ans, le groupe investit cette partie difficile des ruines. Il débroussaille, déblaye, et dégage les ordures qui s'y sont accumulées pendant des années. L'endroit est ensuite entièrement transformé en un jardin potager décoré de mosaïques et planté d'arbres.

- L'écran historique du cinéma est recréé à son ancien emplacement, les murs sont entièrement peints en blanc, les projections peuvent avoir lieu.

- Une dalle extérieure du cinéma a basculé en s'effondrant. Comme renversée par un tremblement de terre, elle est inclinée et semble jaillir du sol. A cet emplacement précis, on construit un baobab en fers à béton soudés. Il est scellé dans une chape de béton et décoré de lampes colorées. Le baobab est un symbole positif en Afrique du Sud. Le monument surgit ici comme si ce sol brisé lui avait fait place. Monument léger, il forme un parfait dispositif de jeux pour les enfants qui sont les seuls à pouvoir pénétrer dans le tronc en fers tressés.

 

Sur le chantier, les étudiants rencontrent les habitants qui travaillent bénévolement avec eux. Le cinéma est dans la mémoire de tous les anciens du quartier, plus qu'un lieu de projection c'était l'un des endroits culturels les plus vivants pendant la lutte contre l'apartheid. La chanteuse Miriam Makeba, le pianiste Abdullah Ibrahim et bien d'autres artistes s'y produisirent régulièrement. Des entretiens avec les anciens sont organisés, on enregistre, on relève, on cartographie, on réalise l'inventaire des lieux et des institutions spontanées. On récolte les récits du passé, c'est l'histoire de la vie quotidienne à Kliptown qui se raconte. Travail indispensable car il n'y a pas d'architecture sans histoires.

 

Pour réhabiliter ce lieu, la stratégie de l'atelier Learning From n'est pas conventionnelle. Elle consiste à réactiver la vie artistique, culturelle et sociale du cinéma tout autant que l'architecture même de cet espace public. N'attendons pas que le cinéma soit construit pour programmer des événements culturels, pour se réunir, pour jouer, pour travailler ! 

Les musiciens français de la Compagnie Lubat, grands pratiquants d'improvisation artistique, ont rejoint le chantier de Soweto. Ils organisent des ateliers d'improvisation et des échanges musicaux avec les habitants, avec les enfants. L'improvisation se construit à partir de précision et de plaisir, on y cultive le désir de jouer.

 

L'architecture c'est la vie, écrivait Georges Candilis, c'est pourquoi l'activité sociale et artistique doit précéder l'édification des choses et non l'inverse. Cet enseignement, que l'on peut tirer de l'action en contexte critique, pourrait être médité par les maîtres d'ouvrage dans nos propres contrées: pensons d'abord aux contenus, soutenons la richesse des actions humaines et puis demandons simplement à l'architecture de les prolonger avec précision et délicatesse.   

 

atelier Learning From, 2014

 

 

 

 

 

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Vidéos de l'exposition Learning From à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine

25 Août 2013, 12:09pm

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"L'atelier Learning From enseigne la conception par l'action en architecture. Il aborde le projet d'architecture dans des contextes populaires internationaux. Il soutient la collaboration interculturelle et l'hétérogénéité dans la production de la ville contemporaine.

 

Ici, apprendre et faire sont deux versants d'une même attitude de concepteur où l'architecte, voyageur de l'esprit, est un praticien réflexif. Nos découvertes et nos expériences nous construisent. Dans la logique de l'enseignement d'émancipation, l'atelier Learning From affirme que ce qui est fait  se discute, se partage, se pense   : «    Ne disons rien que nous n’ayons fait    !    ». Le fait est la chose commune qui place toutes les intelligences à égalité. L'architecture, comme la ville, est faite par constellation, non par planification, et dans cette production sociale tout le monde est bienvenu. Les maîtres sont ignorants et les situations réelles de la société deviennent des institutions éduquantes. 

 

L'attention au "déjà-là" est présente au départ de chaque projet. Elle entraîne les étudiants vers la nécessité de s'informer du monde par l'observation, la relation et l'expérience. Il s’agit d'élargir sa propre perception de la réalité. 

 

Entre Kliptown à Soweto et Uzeste en Gironde, deux contextes dialoguent. Ils parlent de ruralité contemporaine, d'engagement, d'improvisation collective et d'action directe sur le milieu de vie. Ils parlent aussi de construire. D'abord un désir, dans tous les sens du terme  : accord des volontés et goût de l'autre."

 

Exposition des travaux 2012-2013 de l'Atelier learning From à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine,

17 septembre - 20 octobre 2013Hall About, CAPA, Paris

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Learning From Uzeste

11 Mai 2013, 19:37pm

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"Allez à pied, regardez les gens, regardez les maisons, tout ce qui est autour de vous. Essayez de comprendre la vie. Si vous avez des yeux, vous serez un bon architecte. Si vous êtes aveugle, tant pis pour vous, changez de métier. " Georges Candilis

 


Comment transformer avec simplicité notre environnement quotidien? L'améliorer, le prolonger sans le détruire? Comment impliquer utilement architectes, habitants et constructeurs dans ces transformations écologiques ?

Le projet ENERGY & PEOPLE organisé par l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse entre la France et l'Afrique du Sud propose à des étudiants en architecture français et sud africains de travailler sur ces questionnements en menant des expériences constructives en milieu réel.

La première expérience a été menée en Afrique du Sud, en novembre 2012 dans le quartier en difficulté de Kliptown à Soweto. Les étudiants, avec l'aide des habitants, y ont réhabilité un centre social qui accueille et assure l'éducation d'enfants et de jeunes sur place (Soweto Kilptown Youth).

Aujourd'hui, dans le cadre des Saisons Croisées France & Afrique du Sud, c'est la France qui peut accueillir la deuxième étape de cette expérience architecturale et artistique. Elle se déroule à Uzeste en Gironde où a lieu depuis trente ans le célèbre festival Uzeste Musical de Bernard Lubat. Autour du "Théâtre Amusicien l’Estaminet", lieu phare de la musique improvisée en France, différentes expérimentations architecturales sont organisées. Elles touchent aux thèmes de l'intervention éphémère et de l'improvisation en architecture.

Improviser réclame une attention vis à vis du milieu et de ses ressources, un sens des situations. Utiliser le contexte et saisir les occasions, sur ces principes, architecture et musique se rejoignent.

La première oeuvre installée au centre du village est un grand tas de grumes de la tempête, élément familier et monumental du paysage de la région. Sur ce mur de bois est inscrit le mot "libre" en bas relief en hommage au travail de l'exploitation forestière locale. L'ensemble des travaux en cours utilisent les ressources locales, les industriels de la filière bois sont partenaires du projet et apportent toute leur expertise. Gérard Vierge coordinateur du projet Above accompagne ce processus de recherche et de création. 

Une multiplicité d'autres projets éphémères sont ensuite improvisés : un salon potager en bois contreplaqué, une classe à ciel ouvert au bord de l'eau, une galerie de promenade, un plancher de danse dans les prés, des plantations au bord du ruisseau, une salle de bal à l'Estaminet, fleurs, écritures, cabanes... chaque expérience architecturale est l'occasion de solliciter les regards et les savoirs sud-africains sur les conditions concrète de notre vie quotidienne. Echanges, questionnements et actions collectives, malgré de grandes différences apparentes,  le contexte rural du village propose de nombreuses similitudes avec celui de Kliptown et les expériences s'informent mutuellement.

Dans le cadre du festival de Printemps d’Uzeste des artistes interviennent avec l’ensemble des participants au workshop pour des échanges et des concerts in situ. Cet ensemble réflexif et festif repose sur l'énergie des gens, le bel enthousiasme des chantiers qu'on commence.

 

 

 

« LEARNING FROM UZESTE », improvisations architecturales,

atelier France-Afrique du Sud,

Manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud ‐ France 2012 & 2013

www.france‐southafrica.com

Présentation des travaux le Samedi 11 Mai à 17h à l'Estaminet.   

Avec Bernard Lubat, Daniel Estevez, Alex Opper, Gérard Vierge, Bob Nameng et Christophe Hutin.

Web :

http://learning-from.over-blog.fr/

http://www.cie-lubat.org

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Learning from SKY / Un enseignement à ciel ouvert

16 Janvier 2013, 12:02pm

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"Je crois qu’il vaudrait mieux pour les étudiants aller jusqu’à poser les fondations eux mêmes…(…) J’entends que les étudiants ne devraient pas jouer à la vie, ou se contenter de l’étudier, tandis que la communauté les entretient à ce jeu dispendieux, mais la vivre pour de bon du commencement à la fin. Comment pourrait la jeunnesse apprendre mieux à vivre qu’en faisant tout d’abord l’expérience de la vie ?"

Walden ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau

 

 

 

Pendant deux semaines, en novembre 2012 dernier, 12 étudiants de l’école d’architecture de Toulouse et 12 étudiants de l’université d’architecture de UJ ( Unniversity of Johannesburg) ont travaillé au sein de l’orphelinat de SKY (Soweto Kliptown Youth) dans le quartier de Kliptown, situé au Sud Ouest de Johannesburg et limitrophe de Soweto.

 

L’orphelinat géré par Bob Nameng, représente une véritable institution au sein de ce  quartier historique de l’Afrique du Sud (lieu de la signature de la charte de la liberté en 1955).  Il est  un lieu fondamental  d’éducation, de création artistique, et de lien social pour nombreux membres de la communauté.  Hommes et femmes de tous âges et de tout horizons se retrouvent, s’entraident, s’organisent, se forment (groupes de danses) et transmettent savoirs et valeurs aux générations futures.

L’orphelinat a été créé en 1987 dans la propriété principale d’Eva Mokoka (La tante de Bob Nameng). Il s’est développé d’année en année, au gré des moyens et des aides, de proche en proche, à partir d’une cour et d’une maison coloniale principale.

Ainsi, aujourd’hui, le centre compte autour de cette cour principale de nombreux bâtiments colorés, dont une partie réfectoire-cuisine et une partie bibliothèque-centre informatique avec des dortoirs garçons et filles attenants. Une venelle permet d’accéder à une seconde cour constituée de potagers. Situé dans un quartier informel, non reconnu officiellement, (le quartier n’est pas inventorié sur les cartes), le centre communautaire, bien que s’étant développé du mieux possible, souffre de « manques » essentiels,  obstacles à une meilleur hygiène et à plus de confort pour la vie de tous les jours.

 

C’est ainsi que l’orphelinat ne bénéficie pas de connections au tout à l’égout, aussi, quand bien même les nouveaux bâtiment dortoirs sont équipés de douches, celles-ci ne sont pas raccordées et donc ne peuvent fonctionner.

La cour principale en terre, qui présente une forte déclivité, est l’objet de forts ruissèlements les jours de pluies, de même, les parties de dortoirs situées en contrebas sont régulièrement inondées.

 

En amont de l’atelier, les étudiants ont rassemblé de nombreuses informations et observations sur le centre. Ils ont listé, inventorié l’ensemble des éléments  qui le constituait et qui pouvait y être amélioré (assainissement, traitement de la cour et des eaux pluviales, traitement des jardins).

À l’aide de leurs recherches et des connaissances rassemblées, ils ont entamé des propositions.

 

Les deux semaines du workshop, sous l’impulsion et l’aide d’enseignants et d’intervenants d’horizons très divers (Kinya Maruyama-Japon, Carin Smuts-Afrique du Sud, Alex Opper-UJ unniversity, Christophe hutin et Daniel Estevez Ecole d’architecture de Toulouse), ont été l’occasion de confronter ces études à la réalité, à ce qui était déjà là, aux matériaux disponibles, aux 200 personnes de la communauté qui étaient prêtes à aider, aux pratiques existantes.

 

Les propositions réalisées, dans les salles de l’école d’architecture ont été appropriées par la communauté, les solutions apportées se sont simplifiées sans pour autant perdre de leur véracité, elles sont devenues plus précises, et ont permis après quelques temps de rodage, le passage à l’action et à la pratique.

 

Le système de drainage proposé constitué de deux bassins filtrant, a été réduit et compacté.

Après s’être rendu compte que le sol existant était dur et compact, le système d’étanchéité  a été simplifié, les trois couches de géotextiles initialement prévues n’étant pas nécessaire.

Le projet initial de toilette sèche ne se fera pas, à la place un plombier a proposé de raccorder deux toilettes extérieures, en cours de réalisation par les étudiantes, à un tuyau existant qui était déjà en attente. À défaut de compacteur qui était inutilisable à mi parcours, la dalle drainante de la cour a été tassée et compactée par les jeunes de la communauté et les étudiants, la danse aidant.

Les fondations  des auvents extérieurs attenants à la cour ne pourront pas être creusés étant donné la présence de dalles existantes, elles seront donc réalisées à l’aide de deux rangées verticales de pneus. Au niveau de la seconde cour, une dalle existante servira de support  à une serre de semis, plutôt que d’utiliser le jardin existant qui sera utilisé pour le drainage des eaux de pluie et pour faire pousser d’autres légumes.

 

Ainsi, à travers les liens qui se sont tissés entre étudiants et membre de la communauté, 

à travers ces regards croisés, de multiples va et vient  se sont crées entre  les premières propositions et ce qui a finalement été réalisé.

Dans les derniers jours, un plaisir et un entrain commun transparaissaient de l’ensemble des groupes de travail, les différents chantiers se développaient sans compter les heures, en improvisant, en allant au plus simple et avec une envie commune de réaliser les travaux dans les délais impartis.

 

Vendredi 31 Novembre, alors que dans la cour les jeunes de la communauté entamaient plusieurs spectacles chantés et que Les premières et nombreuses images des danses organisées au centre de la cour revenaient à l‘esprit, une certaine magie, un enchantement était palpable… 

 

Comme si l’intérêt de cet enseignement à ciel ouvert était là, dans l’incarnation de l’architecture, dans la mise en relation au plus près des livres étudiés, des références analysées, des propositions faites avec la réalité d’un contexte, culturel, économique , humain.

Le résultat  n’est pas à l’image des premières solutions apportées,  mais  il est le reflet d’un lieu bel et bien vivant, d’une communauté, toujours pleines de ressources et d’inventivités malgré les difficultés rencontrées.

De par cette expérience, les étudiants ont dû s’adapter, corriger, affiner et  mettre en oeuvre leurs idées en équipe en se basant sur les capacités de chacun,  en les coordonnant  au plus près, créant une architecture de liens, forte en enseignements, que ce soit pour eux, pour les membres de la communauté, et surtout pour tous ces enfants qui étaient toujours aux aguets pour comprendre ce qui était en cours. 


Nicolas Hubrecht / Architecte DPLG, Enseignant de l'atelier Learning From, ENSA Toulouse 2012

 

 

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Learning From SKY, the workshop on ENCA TV

7 Décembre 2012, 10:57am

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Johannesburg, December 5 – French architecture students teamed up with their peers from the University of Johannesburg to upgrade the Soweto Kliptown Youth Centre. The teams shared their skills with community members, who volunteered to help build a greenhouse, new toilets and a courtyard. (ENCA © 2012 eNews Channel Africa)

 

 

 

 

 

 

 

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