Il faut un village pour éduquer un enfant

8 Avril 2013, 14:53pm

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"[...] Le premier espace social éducatif est la famille. [...] la famille n’est pas éducatrice parce que ses membres sont éducateurs. Elle est éducatrice simplement parce qu’elle est. Parce qu’elle est un système vivant ayant toutes les caractéristiques qui qualifient les systèmes vivants, composés d’autres systèmes vivants comme les enfants. 

Ce n’est que très récemment que biologistes, neurobiologistes, cognitivistes, ont démontré que tout système vivant se structure et se complexifie dans l’interaction avec son environnement, mais aussi par rapport à la structure des autres systèmes vivants dans lesquels il est inclus ou en interaction. 

Bien sûr que chaque famille a ses propres principes éducatifs et règles éducatives. Peu importe qu’ils soient jugés bons ou mauvais. L’enfant s’y construira, même en opposition, et cela échappe même aux principes dits éducatifs, souvent au grand dam de ses parents.

Au fur et à mesure que les langages de l’enfant se complexifient, ses espaces d’évolution, d’investigation s’étendent. Au voisinage par exemple. 

Evidemment que cet environnement physique et social est éducatif, qu’il le veuille ou non, qu’on le veuille ou non. Le canapé défoncé sur lequel on peut sauter, comme le chat de la maison, comme la voisine sympathique ou le voisin irascible. 

La construction de l’enfant s’effectue dans la complexité, et la complexité, c’est ce qu’il est impossible de cerner. Mais chacun dans cet environnement exerce un pouvoir qu’il ignore.

Normalement, dans l’agrandissement de ses cercles topologiques et sociaux que lui permet l’accroissement de son autonomie dans sa proximité, l’espace et l’entité suivante devrait être le village ou le quartier. 

C’est bien ce qui se passe dans les microsociétés étudiées par les anthropologues. Pas besoin d’écoles, de crèches, de centres de loisirs ! On y devient adulte tel je l’ai défini de par la vie même de ces microsociétés et ceci sans ruptures.

Or nos villages et nos quartiers ne constituent pratiquement plus des entités sociales, ayant la caractéristique des systèmes vivants qui est celle d’éléments en interaction et en interrelation dans un espace ayant ses frontières et ayant la capacité de s’auto-organiser de façon autonome. 

Que trouveraient nos enfants s’ils n’avaient que le village pour poursuivre leur évolution ? Même plus le garde-champêtre comme dans la guerre des boutons. Notre organisation sociétale a morcelé, institué, séparé, insécurisé l’espace social qui finit par ne plus en être un. [...]

On se veut de plus en plus éducatifs, et le territoire et l’environnement deviennent de moins en moins éducatifs. On oublie que ce qui aboutit à la construction d’un enfant en adulte, donc en citoyen, ce sont toutes les interactions affectives, cognitives et sociales qui peuvent avoir lieu là où vit l’enfant. Un territoire qui ne constitue plus une véritable entité sociale, un système social vivant, est anti-éducatif."

Extrait de conférence de Bernard COLLOT, Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication, 2012.

 

 

 

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Talking about Learning, Carin Smuts

28 Janvier 2013, 23:29pm

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photographie ©Gino Maccarinelli

 

Christophe Hutin : Carin, in Soweto we are doing a studio which you take part, is called « Learning From SKY » where SKY means Soweto Kliptown Youth. It's a workshop where we try to upgrade collectively the living condition in the informel settlement of Kliptown. It's a question of architecture but also a way to teach. What do you think about this experience ?

Carin Smuts : I think it's an incredibly important way of teaching or bringing information across, because I think people always think that you can only learn by receiving something from another person who knows more than you, which is exactely the opposite, in fact I think that's the worse way of learning. It's much better to discover, and everybody discovers in another way whereas if you have to listen to one person telling you something you're just hearing that's person's opinion and you're not discovering for yourself what are the lessons that you can learn for yourself. That's what I like about the « Learning From » studio is doing, it's enormously challenging because you got the dynamics of different people getting involved, you've got SKY with all his complexities then you have the students from the University of Johannesburg that came, and we all have complexities. 

We're all behaving in ways that we think we'd be usefull but we can learn from each other because maybe something we do is actually not relevant in this context. That's very interesting. For instance, the lack of electricity in Kliptown is fondamental, it's an interesting concept because for us to get a drill or things that works with electricity, that's the first things that come to our mind ! We want a hose pipe but there is no hose pipe in Kliptown, so we take things for granted and I think that's the lesson for me, there's so many things we take for granted and that we can learn from these kind of context. SKY can teach us, that's very good.

 

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Learning from SKY / Un enseignement à ciel ouvert

16 Janvier 2013, 12:02pm

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"Je crois qu’il vaudrait mieux pour les étudiants aller jusqu’à poser les fondations eux mêmes…(…) J’entends que les étudiants ne devraient pas jouer à la vie, ou se contenter de l’étudier, tandis que la communauté les entretient à ce jeu dispendieux, mais la vivre pour de bon du commencement à la fin. Comment pourrait la jeunnesse apprendre mieux à vivre qu’en faisant tout d’abord l’expérience de la vie ?"

Walden ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau

 

 

 

Pendant deux semaines, en novembre 2012 dernier, 12 étudiants de l’école d’architecture de Toulouse et 12 étudiants de l’université d’architecture de UJ ( Unniversity of Johannesburg) ont travaillé au sein de l’orphelinat de SKY (Soweto Kliptown Youth) dans le quartier de Kliptown, situé au Sud Ouest de Johannesburg et limitrophe de Soweto.

 

L’orphelinat géré par Bob Nameng, représente une véritable institution au sein de ce  quartier historique de l’Afrique du Sud (lieu de la signature de la charte de la liberté en 1955).  Il est  un lieu fondamental  d’éducation, de création artistique, et de lien social pour nombreux membres de la communauté.  Hommes et femmes de tous âges et de tout horizons se retrouvent, s’entraident, s’organisent, se forment (groupes de danses) et transmettent savoirs et valeurs aux générations futures.

L’orphelinat a été créé en 1987 dans la propriété principale d’Eva Mokoka (La tante de Bob Nameng). Il s’est développé d’année en année, au gré des moyens et des aides, de proche en proche, à partir d’une cour et d’une maison coloniale principale.

Ainsi, aujourd’hui, le centre compte autour de cette cour principale de nombreux bâtiments colorés, dont une partie réfectoire-cuisine et une partie bibliothèque-centre informatique avec des dortoirs garçons et filles attenants. Une venelle permet d’accéder à une seconde cour constituée de potagers. Situé dans un quartier informel, non reconnu officiellement, (le quartier n’est pas inventorié sur les cartes), le centre communautaire, bien que s’étant développé du mieux possible, souffre de « manques » essentiels,  obstacles à une meilleur hygiène et à plus de confort pour la vie de tous les jours.

 

C’est ainsi que l’orphelinat ne bénéficie pas de connections au tout à l’égout, aussi, quand bien même les nouveaux bâtiment dortoirs sont équipés de douches, celles-ci ne sont pas raccordées et donc ne peuvent fonctionner.

La cour principale en terre, qui présente une forte déclivité, est l’objet de forts ruissèlements les jours de pluies, de même, les parties de dortoirs situées en contrebas sont régulièrement inondées.

 

En amont de l’atelier, les étudiants ont rassemblé de nombreuses informations et observations sur le centre. Ils ont listé, inventorié l’ensemble des éléments  qui le constituait et qui pouvait y être amélioré (assainissement, traitement de la cour et des eaux pluviales, traitement des jardins).

À l’aide de leurs recherches et des connaissances rassemblées, ils ont entamé des propositions.

 

Les deux semaines du workshop, sous l’impulsion et l’aide d’enseignants et d’intervenants d’horizons très divers (Kinya Maruyama-Japon, Carin Smuts-Afrique du Sud, Alex Opper-UJ unniversity, Christophe hutin et Daniel Estevez Ecole d’architecture de Toulouse), ont été l’occasion de confronter ces études à la réalité, à ce qui était déjà là, aux matériaux disponibles, aux 200 personnes de la communauté qui étaient prêtes à aider, aux pratiques existantes.

 

Les propositions réalisées, dans les salles de l’école d’architecture ont été appropriées par la communauté, les solutions apportées se sont simplifiées sans pour autant perdre de leur véracité, elles sont devenues plus précises, et ont permis après quelques temps de rodage, le passage à l’action et à la pratique.

 

Le système de drainage proposé constitué de deux bassins filtrant, a été réduit et compacté.

Après s’être rendu compte que le sol existant était dur et compact, le système d’étanchéité  a été simplifié, les trois couches de géotextiles initialement prévues n’étant pas nécessaire.

Le projet initial de toilette sèche ne se fera pas, à la place un plombier a proposé de raccorder deux toilettes extérieures, en cours de réalisation par les étudiantes, à un tuyau existant qui était déjà en attente. À défaut de compacteur qui était inutilisable à mi parcours, la dalle drainante de la cour a été tassée et compactée par les jeunes de la communauté et les étudiants, la danse aidant.

Les fondations  des auvents extérieurs attenants à la cour ne pourront pas être creusés étant donné la présence de dalles existantes, elles seront donc réalisées à l’aide de deux rangées verticales de pneus. Au niveau de la seconde cour, une dalle existante servira de support  à une serre de semis, plutôt que d’utiliser le jardin existant qui sera utilisé pour le drainage des eaux de pluie et pour faire pousser d’autres légumes.

 

Ainsi, à travers les liens qui se sont tissés entre étudiants et membre de la communauté, 

à travers ces regards croisés, de multiples va et vient  se sont crées entre  les premières propositions et ce qui a finalement été réalisé.

Dans les derniers jours, un plaisir et un entrain commun transparaissaient de l’ensemble des groupes de travail, les différents chantiers se développaient sans compter les heures, en improvisant, en allant au plus simple et avec une envie commune de réaliser les travaux dans les délais impartis.

 

Vendredi 31 Novembre, alors que dans la cour les jeunes de la communauté entamaient plusieurs spectacles chantés et que Les premières et nombreuses images des danses organisées au centre de la cour revenaient à l‘esprit, une certaine magie, un enchantement était palpable… 

 

Comme si l’intérêt de cet enseignement à ciel ouvert était là, dans l’incarnation de l’architecture, dans la mise en relation au plus près des livres étudiés, des références analysées, des propositions faites avec la réalité d’un contexte, culturel, économique , humain.

Le résultat  n’est pas à l’image des premières solutions apportées,  mais  il est le reflet d’un lieu bel et bien vivant, d’une communauté, toujours pleines de ressources et d’inventivités malgré les difficultés rencontrées.

De par cette expérience, les étudiants ont dû s’adapter, corriger, affiner et  mettre en oeuvre leurs idées en équipe en se basant sur les capacités de chacun,  en les coordonnant  au plus près, créant une architecture de liens, forte en enseignements, que ce soit pour eux, pour les membres de la communauté, et surtout pour tous ces enfants qui étaient toujours aux aguets pour comprendre ce qui était en cours. 


Nicolas Hubrecht / Architecte DPLG, Enseignant de l'atelier Learning From, ENSA Toulouse 2012

 

 

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Essayer / Try

16 Décembre 2012, 20:23pm

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Tout est possible, quand on désire. Sans peur de rater, en essayant toujours. C'est toute une attitude. Elle contient de la joie, de l'énergie et de la précision. Il faut adopter une posture de commencement et puis de commencement. Etre en état d'ouverture aux surprises. Il suffit d'un peu d'intelligence, pour inventer, adapter, ajouter, simplifier. La beauté est là, dans cette attitude. Ce n'est pas grave. Ce n'est pas fini. Ensemble, femmes, hommes, enfants, aînés, étudiants ont donné de leurs rêves. Sans gène de dire, sans timidité de faire. Ensemble ils ont engagé leurs bras et leur imagination, pour enchanter un lieu, pour le rendre plus beau. Avec l'écho complice des spectacles de chant, de théâtre et de danse. Ensemble, il fallait improviser. Il y a donc des alternatives à l'architecture d'aujourd'hui, généralement autoritaire, chère, démonstrative, corrompue, éloignée des gens et des choses, forcément publiable et faisant le culte de la performance et du résultat. Ce projet à Kliptown est un manifeste en faveur d'une architecture qui passe par les actes. Deux semaines de vaillance pour prouver la place de l'architecture dans la société. Deux semaines de chantier pour une victoire de la dignité. 

Everything is possible, when one desire. Without fear of missing, always with the wish of trying. This is a full attitude. Il contains joy, energy and pecision. It needs a posture of begginig and beggining again. An opend mindset to surprises. Just a bit of intelligence, in order to invent, adapt, add, and simplify. Here is beauty, in this attitude. This is not serious. This is not finished. Together, women, men, chidren, seniors, students gave dreams. Without fear of saying, without shyness to do. Together they committed their arms and imagination to make a place magical, to make it more beautiful. With echo accomplice performances of song, dance and theater. Whith the echo of the performances of singing theater and danse. Together, they had to improvise. While today's architecture is authoritarian, expensive, demonstrative, corrupted, away from people and things, necessarily publishable, and develops the cult of performance and results, we showed that one can do otherwise. Two weeks manifesto for an architecture that involves acts. Two weeks of courage to prove the part of architecture in society. Two weeks of worksite for a victory of dignity.

Marion Howa, Learning From SKY, 2012.

 

 

 

 

 

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Learning From SKY, the workshop on ENCA TV

7 Décembre 2012, 10:57am

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Johannesburg, December 5 – French architecture students teamed up with their peers from the University of Johannesburg to upgrade the Soweto Kliptown Youth Centre. The teams shared their skills with community members, who volunteered to help build a greenhouse, new toilets and a courtyard. (ENCA © 2012 eNews Channel Africa)

 

 

 

 

 

 

 

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Learning From SKY 2012 (communiqué)

5 Décembre 2012, 16:23pm

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(communiqué de presse)

 

LEARNING FROM SKY 2012

Un atelier de Christophe Hutin et Daniel Estevez de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse. En collaboration avec l'atelier de Alex Opper de l'Université de Johannesburg et le centre Soweto Kliptown Youth dirgigé par Bob Nameng.

L'atelier d'architecture "Learning from" a eu lieu du 19 au 30 Novembre 2012 au sein de l'orphelinat SKY dans le quartier informel de Kliptown à Soweto. Il s'est déroulé dans le cadre des saisons croisées France-Afrique du Sud 2012 & 2013 (www.france-southafrica.comavec le soutien de LAFARGE et de l'Institut Français d'Afrique du Sud. L'atelier a accueilli des intervenants extérieurs: Kinya Maruyama, architecte, Japon. Carin Smuts, architecte, Afrique du Sud. 

Le projet propose de partir de l'état existant de l'orphelinat et de l'améliorer. Des problèmes techniques ont été identifiés, leur résolution par expérimentation a permis d'apporter de l'hygiène, du confort, du plaisir ainsi que la fabrication de lieux. Les éléments de projet étudiés en amont par les étudiants ont dû s'adapter précisément au contexte.

Cet atelier a été organisé en tant que session de formation professionnelle. Cent personnes de la communauté de Kliptown sont ainsi venues volontairement travailler dans le cadre du projet. Le dernier jour, un certificat leur a été remis afin d'attester des compétences qu'ils ont apprises et développées au cours de cet événement. L'ensemble de ces personnes assurera le prolongement de ce travail et la maintenance du site après le workshop.

Plusieurs thèmes ont été abordés et traités :

- Le bâtiment de l'orphelinat s'inscrit dans une pente, il est régulièrement inondé dans sa partie basse par forte pluie. Des drains ont donc été réalisés afin d'évacuer les eaux pluviales de la cour aujourd'hui boueuse. Une dalle de 400 m2 de béton drainant a été réalisée afin de régler les problèmes techniques tout en offrant une scène où les activités de danse et de musique pourront se produire. Lafarge a fourni les matériaux de cet ouvrage réalisé en "HYDROMÉDIA" nouveau béton drainant innovant. Trois jardins ont été réalisés afin d'absorber les eaux pluviales, il comportent des fleurs, des arbres fruitiers. 

- Une charpente de couverture a été réalisée afin d'offrir de l'ombrage et de permettre aux enfants de circuler entre les bâtiments à l'abri de la pluie. 

- L'orphelinat n'est pas connecté au réseau électrique. L'école d'architecture de Toulouse a offert des lampes LED solaires, elles permettent d'éclairer les circulations la nuit et d'apporter plus de sécurité dans ce lieu. 

- Une serre a été construite en vis à vis de la crèche pour les semis et le lancement des jardins potagers.

- Des toilettes supplémentaires ont été construites en récupérant des structures abandonnées sur le site. 

- Des réservoirs d'eau de 2200 litres permettent de récupérer les eaux pluviales de toitures pour arroser les jardins. 

- Des douches avaient été construites il y a quelques années mais l''absence de réseaux publics ne permet pas d'évacuer les eaux usées et les douches n'ont donc jamais fonctionné. Un système de phyto-épuration autonome a été réalisé au cours du workshop. Il est composé d'un bac de dégraissage et de deux bassins filtrants avec des roseaux permettant le traitement des matières organiques en libérant une eau propre. Les douches fonctionnent maintenant.

Nous présentons ce travail avec une immense joie et beaucoup de fierté.

Nous remercions l'ensemble des partenaires ainsi que toutes les personnes qui ont rendu possible ce projet. Merci aux habitants et aux étudiants pour leur implication exemplaire. Nous allons travailler aux futures publications de ce travail dont la matière est très riche. 

enseignants vacataires : Nicolas Hubrecht, Marion Howa

étudiants ENSA Toulouse: Alexandre Le Foll, Antonin Ducasse, Bastien Mesquida, Caroline Toma, Clément Ouaine, Judith Sedeno Fuente, Laurence Page Saint-Cyr, Marine Riom, Meryem Bouhaddou, Roméo Mivekannin, Sarah Landry.

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It's a starting point (#2)

4 Décembre 2012, 18:47pm

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Learning From SKY, 2012

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I just decided

23 Octobre 2012, 18:30pm

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"I just decided, no man, I must get some women and cook for these children, because their parents don’t even come for their food parcels. These children are always hungry and miserable and all that. So I got about five women willing, cooked – I’ve got a big stove here – they would cook pap, and then soup, after school all the children would come here with their little dishes... Then I spoke to them, I said, don’t you think – look how big this yard is, all I do in this yard is get a man to plough, and then we have mielies, pumpkins, beans and all that. So these women, they used to sing, you know, clean up the weeds and all that, and then these others now were interested... Goodness me, the vegetables that came out of there! Then everybody was interested, because every time, they see them carrying pumpkins, potatoes, tomatoes and all, going home to go and feed their children."


Eva Mokoka, quoted by Naomi Roux in Speaking of Freedom? Heritage, memory and public remembering in Kliptown, University University of the Witwatersrand, 2009.

 

 


 

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I will never move out of Kliptown

18 Octobre 2012, 13:17pm

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“I will never move out of Kliptown. Kliptown is the welcome that you get. It is the love that we show each other that counts. In Kliptown, there are certain people who will help you. I am part of Kliptown because I grew up here. In Kliptown, you can’t fake your life. We live what we are. I’ve got a lot of friends who live in the suburbs but during the weekends, you will find them here. They still miss this place. Kliptown is where our roots are.”

“If they could say we must upgrade our houses, I think that would be better. It will give us that confidence to know that we are staying here. Some of the people are scared to renovate their houses because they keep on telling us we are moving.”

“People come and buy here to go and sell in Soweto, in Freedom Park, ... Kliptown is like a mother town. If they could give us at least real toilets and electricity, we would be happy. But now since all these years, we must still live like our fore fathers and mothers. If they can put me a toilet here in the yard, I will say: “No thank you for an electrified house elsewhere!” 

 

 

Benoit Allanic and Gene Duiker © Copyright Kliptown Our Town Trust, 2002.

Photograph 1940's : "Swimming in the marshland to the south of Kliptown". (© Copyright KOTT)

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Reduce, Reuse, Recycle

17 Septembre 2012, 17:27pm

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Urs Füssler & Jörg Leeser / The flower Shop in Oberbarmen. German Pavillon, 13th International Architecture Ekhibition.

La Biennale di Veneia 2012.

 

 

 

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Just reading

10 Septembre 2012, 10:11am

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Just reading
Inventaire des situations habitées dans la Florence House, LF 2011

Inventaire des situations habitées dans la Florence House, LF 2011

" En 2010, nous avons créé un atelier d’étude et de projet à l’Ecole d’Architecture de Toulouse et nous l’avons intitulé Atelier Learning From. Le choix d’un nom, c’est important pour résumer une approche de l’architecture. Ici bien-sûr ce qui me plaît c’est que le nom «Learning From», au delà de l’allusion aux travaux de Ed Ruscha ou Robert Venturi, est une expression inachevée, «learning from what ?». Donc c’est un processus de travail et non une forme finale. 

Ainsi, cet intitulé désigne d’abord une attitude de concepteur, je veux dire une manière d’aborder le travail en architecture qui est basée sur un décentrement. Pour les étudiants, comme pour les architectes, il s’agit d’adopter le point de vue des autres, c’est ça le décentrement. Partir du monde, des choses qui nous entourent, du contexte pour proposer une architecture pertinente et adaptée. 

En fait, nous affirmons qu’il n’y a aucune différence entre apprendre et faire, entre apprendre et produire. C’est assez radical. Souvent, dans le milieu de l’architecture en particulier, on estime qu’il y a un temps pour apprendre et puis un autre moment pour appliquer ce qu’on a appris, et donc pour agir. Mais apprendre devrait être l’ambition première de chaque architecte dans chaque projet, car intervenir sur le monde n’a aucun sens si on ne s’informe pas du monde, si on n’apprend pas. 

Donc nous, nous estimons qu’un groupe d’étudiants qui apprend peut produire des propositions d’architecture pertinentes justement parce que les étudiants expérimentent la situation d’apprentissage.

Bien sûr cette attitude de travail entraîne certaines remises en cause des hiérarchies établies entre ce qui est digne d’intérêt ou non pour l’architecte dans les situations que l’on aborde. Rien n’est exclu a priori, il faut examiner les choses avec attention, le site, les gens, les modes de vie, la construction, les ressources, tout ce qui est déjà là et qui contient peut-être une réponse intelligente là ou on voyait d’abord un problème à résoudre.

Un regard accueillant

L’attitude «Learning From» je pense qu’elle correspond à un regard accueillant envers ce qui n’est pas attendu, imprévu. 

C’était très frappant durant le EUNIC studio 2010 à Johannesburg. Les étudiants de notre atelier «Learning From» ont rencontré des étudiants sud africains afin de constituer des groupes de travail et traiter de la situation critique dans la Florence House. Une première découverte c’est tout ce que ces jeunes avaient en commun, et d’abord la diversité des origines, des personnes et des langues. 

Ensuite, lorsque les groupes ont abordé le contexte de la Florence House, il se sont aperçu immédiatement que la population qui était logée dans ce bâtiment provenait essentiellement d’une immigration extérieure à l’Afrique du Sud. Soudain, la situation prenait un sens inattendu, il s’agissait de réfléchir au sort réservé aux immigrés dans un pays qui attire les populations pauvres. Donc une question très contemporaine, très difficile et qui concerne aussi bien la France et l’Europe. 

Les étudiants découvraient cela, ils voyaient que nous nous posons les même questions et que le décentrement ce n’est pas l’exotisme pittoresque. Et alors là le travail devient vraiment un échange productif entre les étudiants, les enseignants et avec les habitants.

Qu’est-ce qu’un résultat en architecture ?

La question qu’on devrait toujours se poser est : «Qu’est-ce que c’est un résultat en architecture ? Qu’est-ce qu’on obtient ?». Les architectes sont souvent obsédés par l’idée de produire un objet, faire une architecture visible, laisser une trace etc. Il faut que les gens en aient pour leur argent en quelque sorte, vous voulez de l’architecture? donc la voici. Ce sont des attitudes d’auteur, de vedette, qui s’expliquent beaucoup par le système de production économique dominant de l’architecture en occident. La nature de la commande implique en général de faire des plans masses, des pleins, des objets etc. d’adopter une approche quantitative plutôt que qualitative et critique. Et de raisonner sur des objets statiques comme s’il devaient exister, tels quels, pour toujours et sans évolution possible.

Dans le cas de notre atelier Learning From nous cherchons à produire au contraire, je dirais, des réponses provenant de la situation étudiée. Pas de solution unique ou globale, et donc plutôt des réponses multiples et parfois hétérogènes, avec une idée de connexions possibles des différentes propositions qui sont faites par différents groupes de projet.

Si on voulait paraphraser le philosophe Gilles Deleuze dans son livre Mille Plateaux, on peut dire que c’est une approche rhizomatique, et qu’elle accorde une place importante à la dimension collective du projet d’architecture. 

Le projet est conçu comme un assemblage, comme un agencement de recherches différentes, et donc ce n’est pas une sculpture, une oeuvre, c’est un parcours sans point culminant.

Identifier les ressources

Les étudiants ont observé, écouté, interprété le contexte de la Florence House, et ils y ont trouvé une grande richesse de situations et d’informations. Leur travail alors a consisté à soutenir et intensifier ce qui était déjà donné. Ça n’a rien de simple, il faut trouver les points d’appui et ce sont parfois des choses très petites. 

Par exemple certains étudiants ont observé l’importance des couloirs. C’est une chose simple, bien que la plupart des habitants étaient souvent reclus chez eux, avec leurs portes toujours closes, les couloirs de distribution étaient les lieux où se déroulait tout de même des échanges. Malgré les défaillances de l’éclairement, les enfants y jouent et y circulent, des gens discutent appuyés aux murs, il y a des personnes qui passent le balai etc. En réalité, la capacité de ces couloirs à accueillir des activités résulte de leur largeur inhabituelle parce que La Florence House est un ancien hôpital et donc les couloirs sont surdimensionnés pour le croisement des brancards. 

C’est une ressource que la plupart des groupes ont exploitée. D’autres groupes ont fait la même observation sur l’existence d’un très grand patio central qui abrite seulement des escaliers de secours d’évacuation de l’hôpital et qui sont aujourd’hui très largement utilisés par les habitants pour circuler entre les niveaux. C’est une pratique qui a pu être intégrée et développée dans les propositions.

Connecter les témoignages

L’observation des usages existants autour de l’eau, du lavage du linge et des laveries improvisées a aussi permis de dégager des propositions architecturales. Ce qui était passionnant dans ce cas précis c’est que des étudiants ont pu connecter cette observation avec un témoignage recueilli dans le squatter camp de Cliptown où un habitant avait dit ceci : «Every house that you see when you look around, they all come here for water, they all collect their water here. This is just more than a tap or more than a story about this tap. Such instruments are the one that manage to put us together. You know, I mean you’ll find out ten people coming at the same tap at the same time. That’s where conversation starts, that’s where relationship starts. That’s where people get to know each other more better.»

Le fait que le système de distribution de l’eau soit un outil de sociabilité dans la communauté des habitants, était un de ces points d’appui que recherchaient les étudiants. Donc des propositions ont été faites pour valoriser les pièces destinées à l’eau, au lavage et au séchage du linge etc. 

Le contexte dans les livres

De nombreux autres dispositifs de projet ont été importés du contexte, mais pour certains d’entre eux il ne suffisait pas d’observer la réalité pour les trouver. Il fallait se documenter, utiliser une recherche plus élaborée et se confronter à des expertises assez savantes. D’abord avec des livres tout simplement. 

Il n’est pas possible d’aborder un contexte dans sa subtilité sans s’aider des travaux qui nous précèdent sur le sujet. Lorsque Carin Smuts a apporté dans le studio du workshop le livre de Lauren Segal, «Number Four, The making of Constitution Hill», alors l’histoire du quartier où se trouve la Florence House a surgi, et c’est devenu comme une des données les plus importantes du contexte de projet. Number Four, la prison de Mandela, de Gandhi, etc. devenue à présent le siège de la Court Constitutionelle d’Afrique du Sud ! Le livre explique ce choix et donne donc une lecture du site très importante, capitale, qui a informé les travaux des étudiants. Plusieurs projets ont fait des propositions de valorisation du commerce spontané en direction des nombreux touristes qui viennent visiter Constitution Hill. 

C’était très pertinent, mais pour identifier cette ressources il fallait s’appuyer sur une expertise très élaborée. Les librairies et les bibliothèques sont des outils de projet, voilà une réalité que l’on expérimente même dans les situations d’urgence, de crise ou de contrainte liée au temps."

 

Extrait du livre "learning from, acting and thinking on urban renewal" edition 2013 https://issuu.com/daniel-estevez/docs/livre_ve_2010

 

 

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L'espace privé

22 Avril 2012, 16:45pm

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"Seule une langue morte ne se modifie plus, seule l'absence de tout résident respecte l'ordre immobile des choses. La vie entretient et déplace, elle use, casse et remanie, elle crée de nouvelles configurations d'êtres et d'objets, à travers les pratiques quotidiennes des vivants, toujours semblables et différents. L'espace privé est cette ville idéale dont tous les passants auraient visages d'aimés, dont les rues sont familières, dont l'architecture est modifiable à volonté."

Michel De Certeau, L'invention du quotidien

 

 

 

 

 

 

 

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Politique urbaine et politique sociale

5 Avril 2012, 15:59pm

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Le logement, point de rencontre entre politique urbaine et politique sociale.
Frédéric Druot, Architecte, visite de la Tours Bois-Le-Prêtre, Paris, 2011

 

 

 


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La pratique du quartier

15 Mars 2012, 15:49pm

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La pratique du quartier introduit de la gratuité au lieu de la nécessité ; elle favorise une utilisation de l'espace urbain non finalisée par son usage seulement fonctionnel. A la limite, elle cherche à accorder le maximum de temps à un minimum d'espace pour libérer des possibilités de déambulation...

Pierre Mayol, Habiter

 

 

 

 

 

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Μῆτις

14 Mars 2012, 15:37pm

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Dans le rapport de forces où elle intervient, la Métis est l'arme absolue, celle qui vaut à Zeus la suprématie sur les dieux. C'est un principe d'économie : avec le minimum de forces, obtenir le maximum d'effets. Il définit une esthétique, on le sait. La multiplication des effets par la raréfaction des moyens est, pour des raisons différentes, la règle qui organise à la fois un art de faire et l'art poétique.

In the balance of power in which it operates, the Métis is "the ultimate weapon", the one that gives supremacy to Zeus over other gods. It is a principle of economy: minimal exhaustion to get maximum effect. He defines an aesthetic, as we know. The increase of effects produced by the scarcity of resources is, for different reasons, the rule that defines both art of making and art of poetry.

Michel de Certeau, L'invention du quotidien (The invention of everyday life)

 

 

 

 

 

 

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Le plaisir

13 Mars 2012, 15:27pm

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Survivre en prison implique qu'on doit trouver le moyen de tirer un plaisir de la vie quotidienne. On peut se sentir satisfait en lavant ses vêtements pour qu'ils soient particulièrement propres, en balayant un couloir pour qu'il n'y reste pas un grain de poussière, en organisant sa cellule afin d'avoir le plus d'espace possible. La fierté que procurent les tâches importantes à l'extérieur, on peut la trouver en prison dans des choses minuscules.

Long Walk To Freedom (Un long chemin vers la liberté), Nelson Mandela

 

 

 

 

 

 

 

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Vivre

13 Mars 2012, 15:21pm

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La femme de Dennis Golberg lui cria : "Dennis, qu'est-ce que c'est ?

- La vie, lui cria-t-il en souriant. La vie. Vivre !"

 

Long Walk To Freedom (Un long chemin vers la liberté), Nelson Mandela

 

 

 

 

 

 

 

 

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Retour sur les projets (LF 2011)

31 Janvier 2012, 18:23pm

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Plan R+3 Projet

 

 

 

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Plan R+6 Projet

 

 

 

"Qu’est-ce qu’une recherche ? Pour le savoir, il faudrait avoir quelque idée de ce qu’est un résultat. Qu’est-ce qu’on trouve ? Qu’est-ce qu’on veut trouver ? Qu’est-ce qui manque ?" Roland Barthes, Le bruissement de la langue

Premier retour sur les projets de réhabilitation de la Florence House, janvier 2012.

 

 

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L'architecture des relations familiales

6 Janvier 2012, 15:10pm

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discussion avec Christophe Hutin, atelier Learning From 2011

 

 

 

 

 

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Interpréter

16 Décembre 2011, 14:06pm

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Au deuxième étage, une ancienne salle de soins a été transformée, les pièces abritent aujourd'hui une crèche qui accueille les enfants du quartier. Des dessins colorés sont affichés, des fresques peintes sur les murs…   un environnement familier. L’endroit est dédié aux enfants et ils se l’approprient aisément.

La crèche sert également de salle de répétition pour l’orchestre de l’immeuble, les enfants y jouent du saxophone, du tuba, les adultes leur enseignent, d’autres dansent. La musique envahit plus ou moins le reste de l’étage, la crèche crée un contexte : «Un environnement familier est quelque chose dont a besoin n’importe quel individu ou n’importe quel groupe. Sans un endroit qui lui est propre il ne peut se situer.» a écrit Herman Hertzberger.

En prenant l’initiative d'aménager ce lieu, les habitants de la Florence House lui ont offert un usage singulier mais en ont fait également un moment particulier de leur environnement quotidien.  Ils ont réinterprété l'architecture selon leurs besoins et leurs désirs, une action directe sur leurs conditions de vie.

Salomé Richard, Atelier Learning From 2011

 

 

 


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Ceci est un terrain de foot

15 Décembre 2011, 11:19am

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L’escalier desservant le toit de la Florence aboutit à un lieu couvert et ouvert sur le paysage.

Sur l'un des murs est inscrit « soccer field ». Un terrain de football, vraiment ? Ni marquage au sol, ni cage et pourtant les traces de ballon tapissant le mur témoignent de l’utilisation régulière de ce lieu.

En lui donnant un nom, l’espace indéfini devient un lieu déterminé et respecté en tant que tel.

Si les codes standard du terrain de foot ne sont pas présents, les habitants se sont néanmoins appropriés ce lieu et la pratique qui s’y déroule n’en pâtit pas. 

Nous approprierions-nous mieux un lieu dont la forme ne répond pas aux standards d’usages préétablis? 

Couvert, généreusement ouvert sur l’extérieur, sans horaire restrictif, barrière ou voiture venant interrompre le jeu : ce choix d’appropriation libère les usages.

Personne ne pourrait avancer que ceci n’est pas un terrain de foot.

Tiphaine Abenia, atelier Learning From 2011

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Institutions spontanées

15 Décembre 2011, 11:07am

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Dans l’angle d’un couloir du sous sol se dessine un faisceau de lumière électrique induisant la présence d’un lieu. Une cloison recouverte de rideaux brodés de doré ferme l’espace. Orphelin de lumière naturelle, une lampe l’éclaire et reporte au sol l’ombre des sièges aux formes et couleurs disparates. Leur alignement installe l’ordre et dessine un couloir central.  L’autel, délimité par un rideau fixé au mur, se dresse au fond de la salle. Il est recouvert d’un drapé blanc scintillant marqué d’une croix rouge. Chaque élément de cette composition considère cet espace comme une église.

Attribuer une fonction à un espace, y assigner des usages qui inspirent le respect c’est lui donner un sens. Ce dernier prend naissance dans chaque détail qui répond au système symbolique auquel l’esprit humain est soumis. 

L’église existe au sein de la Florence House telle une structure coutumière dont le but et le rôle sont établis par des règles qui organisent  la société que composent les habitants de l’immeuble. 

Tanast Akouaou, atelier Learning From 2011

 


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High places

22 Novembre 2011, 22:15pm

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The instinct to climb up to some high place, from wich you can look down and survey your world, seems to be a fundamental human instinct.

Christopher Alexander, A Pattern Language


 


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Reflections in action

16 Novembre 2011, 22:18pm

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(A little help from Kynia Maruyama, architect and workshopper. After his lecture in ENSA Toulouse FR)

 

The relationship with nature.  

Japanese architecture maintains unique connections with nature, providing a place to observe changing seasons as well as the comprehension of the phenomena that result.This intimate relationship goes naturally with KINYA Maruyama. His work is based on climatic conception. More than bioclimatic architecture, it is an architecture qualified by the solar energy. Actually, this climatic architecture favours from the beginning a reasonable reflexion, rather than a systematic use of climatic equipment (air conditioning, mechanical ventilation..). The significance given to the local environment can be found in the Japanese notion of ‘Shu-do’, meaning  ‘wind and earth’.

 Le rapport à la nature.

L’architecture japonaise entretient des liens particuliers avec la nature, en accordant notamment une grande place à l’observation des saisons ainsi qu’à la compréhension des phénomènes qui en découlent. Cette relation intime avec la nature environnante s’accompagne tout naturellement pour Kinya Maruyama, d’un travail de conception climatique. Plus qu’une architecture bioclimatique, c’est une architecture que l’on pourrait qualifier de solaire. En effet, cette architecture privilégie une réflexion raisonnée très en amont plutôt que l’utilisation systématique d’équipements climatiques (VMC, climatiseurs…). Cette importance donnée à l’environnement local se retrouve dans la notion japonaise du « Shu-Do », à savoir « le vent & la terre ».

Use education.

 The training and educational institutions present in the intervention context can and must be solicited to work on rehabilitation and renovation operations : high schools, training and learning canters, schools… What establishes a social and educational input.

Utiliser l'éducation.

Les institutions de formation et d'éducation présentes dans le contexte d'intervention peuvent et doivent être sollicitées pour travailler sur les réhabiltations et les opérations de rénovations. Les lycées, centres de formations et d'appentissage, écoles. Cela constitue un apport social et aussi éducatif.

Adding exterior spaces.

It might be useful to promote activities in exterior spaces. For instance, for the Florence House, using the central court and the elevator pipe to ventilate and optimize the light. But also, to collecting ducts and simplify the networks. Spread the air. Spread people and create public space as well

Ajouter des espaces extérieurs.

Il peut être très utile de favoriser les activités dans les espaces extérieurs. Par exemple pour la Florence House, utiliser la cour centrale et les conduits d’ascenseur pour ventiler, optimiser la lumière. Mais aussi pour rassembler les gaines et simplifier les réseaux. Faire circuler l’air. Faire circuler les personnes mais aussi créer des lieux publics.

Health principles.

Between living and working places, we spend most of our time in an enclosed environment.  Air renewal becomes essential to keep up the hygienic comfort of our living places. Producing architecture for the people it's like feeding them, it's a issue around health. Good ventilation allows to bring in new air and to evacuate old, to provide for our oxygen needs   and in some cases, to modify the interior temperature. « To create a good environment for inhabitants is important. The space should be thought in terms of health, architecture becomes a medicine. »

Principes sanitaires.

Entre habitat et lieu de travail, nous passons la majorité de notre temps dans un espace clos. Le renouvellement de l’air est indispensable pour conserver le confort et l’hygiène des lieux de vie. Une bonne ventilation permet en effet d’apporter un air neuf, d’évacuer l’air vicié, de pourvoir à nos besoins en oxygène et, dans certains cas, de modifier la température intérieure. « Créer un bon environnement pour les habitants est important. L’espace doit être pensé pour la santé, l’architecture comme un médecine» Kinya Maruyama 

 

 

 

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The second wall of buildings

16 Novembre 2011, 22:14pm

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The second wall of  buildings : set up buffer spaces

The double skinned facades or verandas provides pre-conditioning ventilation air 

The exterior air is introduced via this buffer space where the air gets the thermal characteristics wished before being injected in the living spaces. Kinya Maruyama extends this concept to the idea of a second protection wall.

Using the large eaves, he creates a secondary protection space situated under this overhang. 

In summer, the sun is high in the sky, and the roof overhang acts as a cap, preventing the sun rays to penetrate inside of the building., avoiding then the overheat phenomena. 

In the other hand, in winter, the sun is lower and the radiation succeeds in getting into the inside of the building, heating the floor.

In rainy weather, the buffer space created protects also the facades from water. In general, the balconies and walkways can be considered as spaces of second wall.

 

Le deuxième mur des édifices : mettre en place des espaces tampons.

Les façades double-peau ou encore les vérandas permettent de pré-conditionner l’air de ventilation. L’air extérieur est introduit via ces espaces tampons où l’air acquiert les caractéristiques thermiques souhaitées avant d’être injecté dans les pièces à vivre. Kinya Maruyama étend ce concept à l’idée du deuxième mur de protection. 

En utilisant de grandes avancées de toit, il crée un espace secondaire de protection, situé sous ce débord.

En été, le soleil est haut dans le ciel et l’avancée de toit joue le rôle de casquette, empêchant les rayons du soleil de pénétrer à l’intérieur du bâtiment. , évitant ainsi les phénomènes de surchauffe. L’hiver par contre, le soleil est plus bas et le rayonnement parvient à pénétrer à l’intérieur du bâtiment, réchauffant ainsi le sol.

Par temps de pluie, l’espace tampon créé vient également protéger la façade de l’eau. Plus généralement : les balcons et coursives peuvent constituer ces espaces  deuxième mur ».

 

(Notes de travail à l'issue de la rencontre avec Kinya Maruyama, atelier Learning From, 2011)


 

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workshop 2010

10 Mai 2011, 23:05pm

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"L'école d'architecture de Toulouse vient de mettre en place un atelier international d'expérimentation et de recherche sur le logement collectif en liaison avec l'Afrique du Sud.  Dans cet atelier intitulé Learning From [Toulouse-Johannesburg], il s'agit pour les étudiants architectes de travailler sur nos propres problèmes de logement français tout en regardant attentivement comment d'autres populations affrontent ces questions dans des situations apparemment très éloignées des nôtres. 

L'équipe d'étude de l'école de Toulouse, composée de 12 étudiants et dirigée par les architectes et enseignants Christophe Hutin et Daniel Estevez, s'est donc déplacée dans la ville de Johannesburg  du 18 au 28 novembre 2010. Là, dans les locaux mis à disposition par l'Institut Français en Afrique du Sud, un atelier intensif de projet a été mené en collaboration entre les étudiants français et sud-africains. Ces travaux étaient associés à des conférences données par différents architectes et artistes invités, mais aussi à des échanges avec des professionnels européens et africains des questions de logements urbains. Les travaux sur place se sont clôturés à la fin de la semaine par une présentation des projets par les étudiants eux-même au public de Johannesburg et aux représentants des institutions concernées.

Ces projets portaient sur la réhabilitation de la Florence House, un ancien hôpital du centre ville désaffecté et occupé actuellement par 300 familles qui squattent de fait cet édifice. Les étudiants ont visité et relevé l'édifice, rencontré et interrogé les familles d'habitants et tenté de comprendre la complexité du contexte d'intervention et les principes d'organisation des squatters. Les résultats montrent d'abord que, malgré les différences des situations urbaines et des conditions de vie, les ressemblances sont plus grandes qu'on ne l'imagine entre Europe et Afrique du Sud. Car les problèmes de logements traversent en fait la réalité urbaine à l'échelle mondiale presque indépendamment des questions locales : pénurie de logements accessibles, habitat de relégation, ségrégation, processus d'étalement urbain et désertification des centre-villes sont des maux qui semblent prendre  aujourd'hui un caractère universel. Et ici comme là-bas, très souvent la démolition-reconstruction et le déplacement-remplacement des habitants en place est  la seule stratégie proposée pour faire face à la dégradation des bâtiments de logements existants. L'atelier Learning From propose aux étudiants français et sud-africains de conduire des projets expérimentaux qui explorent des alternatives crédibles à la démolition systématique ou bien à l'étalement résidentiel. L'approche du projet est fondée sur un dialogue productif où chaque partenaire, selon sa culture, apporte dans chaque expérience son expertise et son regard critique.  

Le choix de collaborer avec la ville de Johannesburg en Afrique du Sud a été rendu possible pour l'école de Toulouse grâce à l'appui des expériences déjà menées par le European Union National Institutes for Culture of South Africa (EUNIC) dont les travaux sont dirigés par l'architecte Christophe Hutin également enseignant à Toulouse et responsable de l'atelier Learning From. Cet événement EUNIC Studio avait été créée tout d'abord en 2008 en partenariat avec les Instituts culturels européens implantés à Johannesburg, il se prolonge donc aujourd'hui avec la participation directe de l'école d'architecture de Toulouse et de ses étudiants.

Que peut-on apprendre des situations urbaines rencontrées en Afrique du Sud ? Nous pouvons apprendre beaucoup, c'est bien ce que démontrent les travaux menés cette année à Johannesburg : l'énergie, les gens, la créativité, l'intelligence d'adaptation des usages, la réutilisation et l'économie de la construction, l'utilisation productive des contraintes, l'art d'habiter tous les lieux, voilà quelques uns des thèmes qui sont sous-jacents aux projets produits par les étudiants.  L'expérience est concluante, les étudiants architectes ont été transformés par ce voyage et un nouvel atelier Learning From est d'ores et déjà programmé pour l'année prochaine avec d'autres équipes, d'autres sites et le même enthousiasme."

 

(communiqué de presse décembre 2010)

 

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Architects may say no

1 Mai 2011, 22:51pm

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Herman Hertzberger, extrait de la conférence à la SFA Paris, 21 avril 2011

 

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