Théâtres du Gers : restitution publique

21 Janvier 2016, 19:14pm

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L'atelier Learning From 2015 restitue ses travaux d'investigation par le projet réalisés durant le premier semestre universitaire à l'ENSA de Toulouse en vue de la réalisation d'un théâtre temporaire dans le Gers.

Cette recherche collective répond à une demande de la compagnie artistique La Langue Ecarlate : comment imaginer et réaliser collectivement un lieu de spectacle vivant dans un territoire rural contemporain ?

15 projets sont présentés prenant pour point de départ la réalité du paysage du territoire gersois. Ils visent à élargir notre compréhension des lieux de spectacles mais aussi la perception de la réalité qui nous entoure, notre environnement sous toutes ses formes. Ces projets se veulent maîtrisés dans leur économie de moyen mais ouverts sur les imaginaires de l'art vivant.

Démarrage de la présentation publique le vendredi 22 janvier à 14h dans l'amphithéâtre étudiant

Atelier Learning From

ENSA Toulouse

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Stations

26 Décembre 2015, 19:35pm

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photo Pauline Matray

photo Pauline Matray

Oh, but it is dirty!
—this little filling station,
oil-soaked, oil-permeated
to a disturbing, over-all
black translucency.
Be careful with that match!

The Filling Station - Elizabeth Bishop

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Cabanes

26 Décembre 2015, 19:33pm

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photo Philippe Ameur

photo Philippe Ameur

"Une trame au départ, un récit à livrer, des accords de base où s’appuyer, et
le reste c’est le moment. Non pas le moment heureux, du petit bonheur
mais le moment grave de l’imprévu fondé sur la certitude d’avoir commencé
et celle de devoir finir... Entre les
deux, on fait."

Yannis Tsiomis, Le tabac de l’improviste, 1989

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Moulins

24 Décembre 2015, 10:33am

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Photo Francesca Damonte & Anaïs Ampe

Photo Francesca Damonte & Anaïs Ampe

Tout le monde se croisait chez moi ! Les paysans et le clergé venaient moudre leur grains, les villageois venaient en acheter et le seigneur me rendait visite pour prélever l'impôt banal.

Après la révolution française,les moulins sont restés des lieux d'accueil. De nombreuses auberges se sont montées près ou même dans les moulins. En ce temps là, ils étaient plus de mille sur le territoire gersois.

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Serres

10 Décembre 2015, 17:02pm

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photo Faniry Arisoa

photo Faniry Arisoa

Ô serre au milieu des forêts !
Et vos portes à jamais closes !
Et tout ce qu’il y a sous votre coupole !
Et sous mon âme en vos analogies !
(...)
Mon Dieu ! mon Dieu ! quand aurons-nous la pluie,
Et la neige et le vent dans la serre !

Serres chaude, Maurice Maeterlinck

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Îles

10 Décembre 2015, 17:00pm

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photo Faustine Giori

photo Faustine Giori

C'est ce que j'aime, dans les îles : elles ont gardé un mode de vie plus rudimentaire que les continents. Elles demeurent plus près du monde sensible, du ciel, et de l'eau, puisqu'elles en sont cernées, et, en quelque sorte, prisonnières. Quelque chose d'essentiel a, ici, survécu : un lien primitif avec le monde, un contact jamais vraiment dénoué, la certitude qu'une autre vie est possible, au plus près d'une vérité oubliée.

Les Vrais bonheurs, Christian Signol

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Signes

10 Décembre 2015, 16:57pm

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photo Marjorie Hervé

photo Marjorie Hervé

"On sens confusément des fissures, des hiatus, des points de friction, on a parfois la vague impression que ça coince quelque part, ou que ça éclate, ou que ça se cogne. Nous cherchons rarement à en savoir davantage et le plus souvent nous passons d'un endroit à l'autre, d'un espace à l'autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d'espace"

Georges Perec, Espèces d'espace, 1974

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Lisières

10 Décembre 2015, 16:53pm

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photo Eva Hoarau

photo Eva Hoarau

"C'est justement parce qu'elles s'étendent au-delà de l'horizon du temps linéaire, que les forêts peuvent facilement troubler le sens de l'orientation psychologique de l'homme. Nous verrons plusieurs fois [...] un personnage se promener dans une forêt et y perdre de manière terrifiante ou merveilleuse ses repères temporels, comme s'il s'était aventuré dans un monde où nos plus profondes catégories structurelles deviennent superflues ou irréelles [...]"

Robert Harrison.

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Façades

8 Décembre 2015, 11:55am

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photo Marine Farouault

photo Marine Farouault

“Why hang things on the wall when the wall itself is so much more a challenging medium? A simple cut or series of cuts acts as a powerful drawing device able to redefine spatial situations and structural components.”

Gordon Matta Clark

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Arbres

8 Décembre 2015, 11:46am

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photo Flavien Marteau

photo Flavien Marteau

"Fier enfant des éléments, l'arbre grandit au gré de la lumière, de l'eau, de la terre et du vent. Comme une famille éparpillée, les arbres sont reliés entre eux et aux hommes par leurs histoires. Le chemin parcouru à la découverte des vieux arbres effeuille au fil de la route nos vêtements d’adultes devenus trop pesants."

(anonyme - documentaire "Histoires d'arbres - Les racines de l'enfance")

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Lieux hauts

8 Décembre 2015, 11:41am

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photo Véranie Jeune

photo Véranie Jeune

"En relevant ma tête, l’horizon s’échappait, la ligne droite éternelle

J’étais en face de mon passé, de mon destin

Je voyais chaque brique s’empiler à toute vitesse

L’air montait et les oiseaux piaillaient de plus en plus fort "

Edgar Georges, 2007

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Collages

8 Décembre 2015, 11:38am

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photo Camille Eychenne & Hellen Belou

photo Camille Eychenne & Hellen Belou

"On dirait que les univers mythologiques sont destinés à être démantelés à peine formés, pour que de nouveaux univers naissent de leurs fragments"

(Boas I, p.18, in C. Lévi-Strauss, La pensée sauvage.)

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Personnages

8 Décembre 2015, 11:33am

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photo Marie Pottier

photo Marie Pottier

"De se soustraire à la loi du présent, ces objets inanimés acquièrent une autonomie. Ce sont des acteurs, des héros de légendes. Ils organisent autour d'eux le roman de la ville."

Michel De Certeau _ L'invention du quotidien 2 : Habiter, cuisiner

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Construire un théâtre temporaire en milieu rural...

11 Septembre 2015, 14:59pm

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"Cent ans dans les champs" compagnie La Langue Ecarlate

Construire un théâtre temporaire en milieu rural....

"La Langue Ecarlate s'est implantée dans le Gers il y a plusieurs années. Nous avons travaillé sur la question agricole à travers des films et des spectacles ( Les coteaux du Gers, Cent ans dans les champs, Les restent), et cela nous a permis d'accueillir pour les représentations un public peu ou pas du tout familier du spectacle vivant . Nous avons également contribué à l'organisation du festival( La vie rurale) avec les différents acteurs du territoire. Nous avons ainsi contribué à l'émergence d'une culture forte et exigeante en lien avec les spécificités d'un territoire A l'heure où les restrictions budgétaires sont tout à fait perceptibles , où l'on entend des élus se réclamant d'une culture « populaire » ne plus hésiter à couper des subventions aux lieux jugés trop « élitistes » ; à l'heure où ce qu'il reste des financements culturels sert à absorber d'exorbitants coûts de fonctionnement de lieux culturels désormais obsolètes , où l'on assiste au spectacle affligeant d'un théâtre national sollicitant du « crowfunding » pour financer ses actions d'éducation culturelle plutôt que de couper dans les confortables budgets de créations du directeur ; il nous a semblé plus pertinent que jamais de réfléchir à ce que voulait dire aujourd'hui le terme « populaire », de ne pas l'abandonner à ceux qui en usent pour asservir la pensée, l'imaginaire et la poésie à d'obscurs désirs de pouvoir. Le moment est venu de redonner à la culture ses « lettres de noblesse démocratiques » et , par la-même, du sens à nos pratiques. Il ne s'agit plus de penser les projets POUR les gens, dans une démarche qui détermine ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, mais bien plutôt AVEC , afin que la mise en commun de nos expériences, pensées et réflexions puisse créer cet élan collectif qui nous fait tant défaut. Le présent projet, celui d'un espace de culture participatif, écologique et utopique, est né dans le terreau de ces reflexions. Un espace inédit et ambitieux à la hauteur du travail qu'il nous reste à faire ensemble." Hélène Mathon

Construire un théâtre temporaire en milieu rural...

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Lecture of Carin Smuts (fev 27 ENSA Toulouse)

26 Février 2015, 18:05pm

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Carin Smuts studio http://www.csstudio.co.za

 

 

 

 

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Retour sur le workshop Sans Souci, une Exposition - Concert - Bal - (le 7 juin 2014 à La Dynamo,Toulouse)

21 Mai 2014, 10:35am

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Exposition-Concert-Bal

 

De Toulouse à Soweto, chantiers d'improvisations.

 

À l'occasion de la célébration des 20 ans de l'élection de Nelson Mandela, l'atelier de master "Learning From" de l'école d'architecture de Toulouse a réalisé un workshop pour la reconstruction du cinéma mythique "Le Sans-Souci" à Soweto. 

Ce lieu en ruine était à l'abandon formant un espace public délaissé et dangereux dans le quartier informel de Kliptown. L'endroit est pourtant historique, car en juin 1955, la charte de la liberté, ratifiée par The African National Congress (ANC), fut signée précisément à Kliptown, faisant de cet endroit un lieu hautement symbolique de la lutte pour la liberté.

Le workshop Sans Souci, s'est déroulé pendant 15 jours, du 19 avril au 4 mai 2014, avec l'aide des communautés locales du bidonville. Les travaux de réhabilitation ont été lancés, ils étaient essentiellement centrés sur le travail des sols, d'autres phases de chantier concernant la couverture ou les aménagements mobiliers sont prévues dans le futur.

Pour rendre compte des travaux et des événements réalisés sur place par les étudiants et les habitants, l 'atelier Learning From organise le 7 juin une exposition vidéo festive dans la salle de La Dynamo à Toulouse. Cette soirée "exposition-concert-bal" débutera à 21 heures, elle réunira le groupe Dawadeluxe, premier soutien du projet, et la Compagnie Bernard Lubat de Uzeste pour des échanges musicaux énergétiques et réflexifs !

 

http://www.dawadeluxe.com/

http://www.cie-lubat.org

Démarrage de la soirée à 21 heures

Prix : 10€ tarif plein, 5€ tarif réduit (-25 ans, étudiant, demandeurs dʼemploi) event FB

 

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Ici et maintenant... learning from the Sans Souci

15 Mai 2014, 22:33pm

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Learning From the "Sans Souci"

Un atelier de Christophe Hutin et Daniel Estevez de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse, en collaboration avec les associations Eat My Dust et One Love Trust à Kliptown et le centre Soweto Kliptown Youth à Soweto (Afrique du Sud). 

Étudiants : Maud Antoine, Imane Bensaih, Léopold Bouat, Nizar El Farouq, Sébastien Eyma, Caroline Guillot, Alice Lhoste, Rémi Livolsi, Marion Mittler, Anaïs Raphalen, Fanny Vidal.

Enseignants : Nicolas Hubrecht, Vincent Puyoo, Tiphaine Abenia.

 

Immeubles abandonnés, squats urbains, bidonvilles, ou encore quartiers déshérités dans le township de Soweto en Afrique du Sud, voilà les terrains d'action de l'atelier de master "Learning From" de l'école d'architecture de Toulouse. Ce groupe d'enseignement et de formation par l'action développe depuis 5 ans des projets dans des milieux urbains critiques. Son but est de former des architectes responsables et à l'écoute de la diversité des situations et des habitants. Des architectes capables également de faire beaucoup de choses avec peu de moyens et par là de garder à l'esprit l'importance des questions humaines et écologiques en architecture.

 

À l'occasion de la célébration des 20 ans de l'élection de Nelson Mandela, l'atelier Learning From a initié le premier workshop pour la reconstruction du cinéma mythique "Le Sans-Souci" à Soweto. Ce lieu en ruine était à l'abandon formant un espace public délaissé et dangereux dans le quartier informel de Kliptown. L'endroit est pourtant historique, car en juin 1955, la charte de la liberté, ratifiée par The African National Congress (ANC), fut signée précisément à Kliptown, faisant de cet endroit un lieu hautement symbolique de la lutte pour la liberté.

Le workshop Sans Souci, s'est donc déroulé pendant 15 jours, du 19 avril au 4 mai 2014, avec l'aide des communautés locales du bidonville. Les travaux de réhabilitation ont été lancés, ils étaient essentiellement centrés sur le travail des sols, d'autres phases de chantier concernant la couverture ou les aménagements mobiliers sont prévues dans le futur.

 

Pour ce premier atelier, des dizaines de projets sont initiés simultanément: 

- L'absence d'électricité rend impossible l'existence d'un éclairage public et augmente la dangerosité du site. L'un des premiers chantiers consiste donc à restaurer un éclairage public grâce à l'installation de lampes photovoltaïques sécurisées spécialement étudiées pour ces contextes critiques. 

- Pour les spectacles, une nouvelle scène de 70 mètres carrés est construite, la conception de sa dalle en béton permet la réutilisation des escaliers historiques du cinéma mais surtout l'organisation de plusieurs configuration d'usage : petits concerts, projections cinéma, grands spectacles pour un public nombreux.

- La scène historique du cinéma est réparée, les maçonneries réalisées à cette occasion mettent en oeuvre les anciennes briques récupérées sur place après nettoyage. 

- Le sous-sol du Sans Souci est effondré. Sous l'impulsion de Ginger, jardinier-paysagiste habitant du quartier avec qui l'atelier travaille depuis deux ans, le groupe investit cette partie difficile des ruines. Il débroussaille, déblaye, et dégage les ordures qui s'y sont accumulées pendant des années. L'endroit est ensuite entièrement transformé en un jardin potager décoré de mosaïques et planté d'arbres.

- L'écran historique du cinéma est recréé à son ancien emplacement, les murs sont entièrement peints en blanc, les projections peuvent avoir lieu.

- Une dalle extérieure du cinéma a basculé en s'effondrant. Comme renversée par un tremblement de terre, elle est inclinée et semble jaillir du sol. A cet emplacement précis, on construit un baobab en fers à béton soudés. Il est scellé dans une chape de béton et décoré de lampes colorées. Le baobab est un symbole positif en Afrique du Sud. Le monument surgit ici comme si ce sol brisé lui avait fait place. Monument léger, il forme un parfait dispositif de jeux pour les enfants qui sont les seuls à pouvoir pénétrer dans le tronc en fers tressés.

 

Sur le chantier, les étudiants rencontrent les habitants qui travaillent bénévolement avec eux. Le cinéma est dans la mémoire de tous les anciens du quartier, plus qu'un lieu de projection c'était l'un des endroits culturels les plus vivants pendant la lutte contre l'apartheid. La chanteuse Miriam Makeba, le pianiste Abdullah Ibrahim et bien d'autres artistes s'y produisirent régulièrement. Des entretiens avec les anciens sont organisés, on enregistre, on relève, on cartographie, on réalise l'inventaire des lieux et des institutions spontanées. On récolte les récits du passé, c'est l'histoire de la vie quotidienne à Kliptown qui se raconte. Travail indispensable car il n'y a pas d'architecture sans histoires.

 

Pour réhabiliter ce lieu, la stratégie de l'atelier Learning From n'est pas conventionnelle. Elle consiste à réactiver la vie artistique, culturelle et sociale du cinéma tout autant que l'architecture même de cet espace public. N'attendons pas que le cinéma soit construit pour programmer des événements culturels, pour se réunir, pour jouer, pour travailler ! 

Les musiciens français de la Compagnie Lubat, grands pratiquants d'improvisation artistique, ont rejoint le chantier de Soweto. Ils organisent des ateliers d'improvisation et des échanges musicaux avec les habitants, avec les enfants. L'improvisation se construit à partir de précision et de plaisir, on y cultive le désir de jouer.

 

L'architecture c'est la vie, écrivait Georges Candilis, c'est pourquoi l'activité sociale et artistique doit précéder l'édification des choses et non l'inverse. Cet enseignement, que l'on peut tirer de l'action en contexte critique, pourrait être médité par les maîtres d'ouvrage dans nos propres contrées: pensons d'abord aux contenus, soutenons la richesse des actions humaines et puis demandons simplement à l'architecture de les prolonger avec précision et délicatesse.   

 

atelier Learning From, 2014

 

 

 

 

 

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Le paysage mental de l'improvisateur

10 Avril 2014, 15:22pm

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Comment former sa propre partition intérieure ? Elle se construit à partir d'un mélange de connaissances à propos de la musique et de désirs, de points de repères théoriques et d'images sonores, de précision rythmique et de plaisir, de solitude et de partage, d'agilité digitale et d'émotions profondes, d'acquisitions rigoureuses, lentes et progressives et de saisissement global et instantané. Le développement de sa propre partition intérieure est profondément lié à ses propres intentions : qu'est-ce qui résonne en moi ? Comment est-ce que je me situe dans la musique et dans l'improvisation ?
Qu'est-ce que je désire jouer ?

 

How to train his own inner partition? It is constructed from a blend of knowledge about music and desires, of theoretical points and sonorous images, of rhythmic precision and pleasure, of solitude and sharing, of digital agility and deep emotion, of rigourous, slow and progressive acquisitions and global and instantaneous seizure. The development of its own internal partition is deeply tied to his own intentions: what resonates in me? Where do I fit in music and improvisation? 
What I want to play?

 

Jacques Siron, La partition intérieure. Jazz, musiques improvisées.

 

 

 

 

 

 

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L'art de l'expérience

11 Novembre 2013, 12:29pm

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Le travail et le jeu sont deux activités également libres et qui trouvent en elles leurs propre motivation, en dehors des fausses considérations économiques qui tendent à faire du jeu une vaine excitation pour nantis, et du travail un labeur sans joie pour les pauvres.

Sur le plan psychologique, le travail n'est jamais qu'une activité qui inclut sciemment la considération des conséquences comme aspect de lui-même ; il devient labeur contraint quand les conséquences sont extérieures à l'activité, pour devenir une fin au regard de laquelle l'activité n'est qu'un moyen. 
Le travail est art quand il demeure imprégné de l'attitude ludique.

John Dewey, Démocratie et education, 1966.

 

 

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Vers une architecture du non-agir ?

6 Octobre 2013, 09:56am

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"La voie habituelle pour développer une méthode est de se demander "Et si on essayait ceci?" ou "Et si on essayait cela" introduisant une variété de techniques les unes après les autres. C'est l'agriculture moderne et son seul résultat est de rendre l'agriculteur plus occupé.

Ma voie fut l'opposée. J'aspirais à une manière de cultiver qui fasse plaisir, naturelle, qui aboutisse à rendre le travail plus aisé et non plus dur. "Et si on ne faisait pas ceci ? Et si on ne faisait pas cela ?" - telle était ma manière de penser.

 
[...] Les être humains font quelque chose de mal et laissent non réparés les dommages, puis quand les résultats défavorables s'accumulent, alors ils travaillent de toutes leurs forces à les réparer. Quand ces actions rectificatives paraissent réussies, ils en viennent à prendre ces mesures pour de splendides réalisations. Les gens refont cela et le refont encore, c'est comme si un fou allait casser les tuiles de son toit en y marchant lourdement. Puis quand il commence à pleuvoir et que le plafond commence à pourrir, il monte à la hâte réparer le dommage, se réjouissant à la fin d'avoir trouvé la solution miracle."

Masanobu Fukuoka, La révolution d'un seul brin de paille. Une introduction à l'agriculture sauvage. 

 

Toward a "do-nothing" architecture ?

" The usual way to develop a method is to ask " What if we try this? "Or" What if we try that ? " introducing a variety of techniques one after the other . This is modern agriculture and its only result is to make the farmer busier .

My way was at the opposite. I longed for a way to cultivate that makes fun, be natural , which lead to make the job easier, not harder. " What if we avoid to do this? What if we avoid to do that ? " - That was my way of thinking.


[...] Humans being are doing something wrong and then leave the damage unrepaired, and when unfavorable results come, so they work with all their strength to repair the problem. When the corrective actions appear to be successful, then they come to take these actions to splendid achievements. People redo it and redo it again , it's like a madman that would break the tiles of his roof. When it starts to rain and the ceiling begins to rot, he hastily repairs the damage, rejoicing at the end to have found the magic solution. "

 

Masanobu Fukuoka, One Straw Revolution. An introduction to natural farming.

 

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Vidéos de l'exposition Learning From à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine

25 Août 2013, 12:09pm

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"L'atelier Learning From enseigne la conception par l'action en architecture. Il aborde le projet d'architecture dans des contextes populaires internationaux. Il soutient la collaboration interculturelle et l'hétérogénéité dans la production de la ville contemporaine.

 

Ici, apprendre et faire sont deux versants d'une même attitude de concepteur où l'architecte, voyageur de l'esprit, est un praticien réflexif. Nos découvertes et nos expériences nous construisent. Dans la logique de l'enseignement d'émancipation, l'atelier Learning From affirme que ce qui est fait  se discute, se partage, se pense   : «    Ne disons rien que nous n’ayons fait    !    ». Le fait est la chose commune qui place toutes les intelligences à égalité. L'architecture, comme la ville, est faite par constellation, non par planification, et dans cette production sociale tout le monde est bienvenu. Les maîtres sont ignorants et les situations réelles de la société deviennent des institutions éduquantes. 

 

L'attention au "déjà-là" est présente au départ de chaque projet. Elle entraîne les étudiants vers la nécessité de s'informer du monde par l'observation, la relation et l'expérience. Il s’agit d'élargir sa propre perception de la réalité. 

 

Entre Kliptown à Soweto et Uzeste en Gironde, deux contextes dialoguent. Ils parlent de ruralité contemporaine, d'engagement, d'improvisation collective et d'action directe sur le milieu de vie. Ils parlent aussi de construire. D'abord un désir, dans tous les sens du terme  : accord des volontés et goût de l'autre."

 

Exposition des travaux 2012-2013 de l'Atelier learning From à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine,

17 septembre - 20 octobre 2013Hall About, CAPA, Paris

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Le projet d'un monde qui vient

6 Août 2013, 13:44pm

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"[...] Dans ces conditions, il est vain d'ériger des frontières, de construire des murs et des enclos, de diviser, classifier, hiérarchiser, de chercher à retrancher de l'humanité celles et ceux que l'on aura rabaissés, que l'on méprise, qui ne nous ressemblent pas, ou avec lesquels nous pensons que nous ne nous entendrons jamais.

Il n'y a qu'un seul monde, et nous en sommes tous les cohéritiers, même si les manières de l'habiter ne sont pas les mêmes - d'où justement la réelle pluralité des cultures et des façons de vivre. Le dire ne signifie en rien occulter la brutalité et le cynisme qui caractérisent encore la rencontre des peuples et des nations. C'est simplement rappeler une donnée immédiate, inexorable, dont l'origine se situe sans doute dans les temps modernes : l'irréversible processus d'emmêlement et d'entrelacement des cultures, des peuples et des nations.

Souvent, le désir de différence émerge précisément là où l'on vit le plus intensément une expérience d'exclusion. La proclamation de la différence est alors le langage renversé du désir de reconnaissance et d'inclusion.

Pour ceux qui ont subi la domination coloniale ou pour ceux dont la part d'humanité a été volée à un moment donné de l'histoire, le recouvrement de cette part d'humanité passe souvent par la proclamation de la différence. Mais, comme on le voit dans une partie de la critique africaine moderne, celle-ci n'est qu'un moment d'un projet plus large : le projet d'un monde qui vient, d'un monde en avant de nous, dont la destination est universelle ; un monde débarrassé du fardeau de la race, et du ressentiment et du désir de vengeance qu'appelle toute situation de racisme."

Extrait de "Nelson Mandela, Les chemins inattendus"
par Achille Mbembe, Université de Witwatersrand à Johannesburg (Le Monde Diplomatique Août 2013)

 

 

 

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Architecture Relation

19 Mai 2013, 16:32pm

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Puissance est Relation. C’est dire que toute puissance se trouve du côté de la vie, des plénitudes de la beauté.
C’est dire aussi que toute beauté est Relation. 
 Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, « L’intraitable beauté du monde, adresse à Barack Obama. »

Hommage à Édouard Glissant, ce laboratoire du « tout-monde », constructions improvisées en archipel pour se construire et construire de la relation. Hommage aux métiers du bois, à ceux qui travaillent et ont travaillé le monde rural, ces variations en bois mineur de la tempête. Situationnistes et rhizomiques, ces installations au plus près de la danse de la lumière entre les feuilles, de son scintillement sur l’eau, du chant des oiseaux et du souffle du vent entre les branches. Libertaires, ces structures ouvertes et inachevées supports d’infinis commencements. Cet atelier printanier, bâti à la croisée des continents, fut aussi le lieu où s’abattent les murs et les frontières, où s’inventent chaque jour des interactions entre nature et culture, connaissance et ignorance, pensée et action, zoulou et gascon.

Vincent Puyoo, architecte, enseignant de l'atelier Learning From, ENSA Toulouse 2013 ; LEARNING FROM UZESTE 2013 - UZESTIVAL DE PRINTEMPS

 

 

 

 

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Learning From Uzeste

11 Mai 2013, 19:37pm

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"Allez à pied, regardez les gens, regardez les maisons, tout ce qui est autour de vous. Essayez de comprendre la vie. Si vous avez des yeux, vous serez un bon architecte. Si vous êtes aveugle, tant pis pour vous, changez de métier. " Georges Candilis

 


Comment transformer avec simplicité notre environnement quotidien? L'améliorer, le prolonger sans le détruire? Comment impliquer utilement architectes, habitants et constructeurs dans ces transformations écologiques ?

Le projet ENERGY & PEOPLE organisé par l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse entre la France et l'Afrique du Sud propose à des étudiants en architecture français et sud africains de travailler sur ces questionnements en menant des expériences constructives en milieu réel.

La première expérience a été menée en Afrique du Sud, en novembre 2012 dans le quartier en difficulté de Kliptown à Soweto. Les étudiants, avec l'aide des habitants, y ont réhabilité un centre social qui accueille et assure l'éducation d'enfants et de jeunes sur place (Soweto Kilptown Youth).

Aujourd'hui, dans le cadre des Saisons Croisées France & Afrique du Sud, c'est la France qui peut accueillir la deuxième étape de cette expérience architecturale et artistique. Elle se déroule à Uzeste en Gironde où a lieu depuis trente ans le célèbre festival Uzeste Musical de Bernard Lubat. Autour du "Théâtre Amusicien l’Estaminet", lieu phare de la musique improvisée en France, différentes expérimentations architecturales sont organisées. Elles touchent aux thèmes de l'intervention éphémère et de l'improvisation en architecture.

Improviser réclame une attention vis à vis du milieu et de ses ressources, un sens des situations. Utiliser le contexte et saisir les occasions, sur ces principes, architecture et musique se rejoignent.

La première oeuvre installée au centre du village est un grand tas de grumes de la tempête, élément familier et monumental du paysage de la région. Sur ce mur de bois est inscrit le mot "libre" en bas relief en hommage au travail de l'exploitation forestière locale. L'ensemble des travaux en cours utilisent les ressources locales, les industriels de la filière bois sont partenaires du projet et apportent toute leur expertise. Gérard Vierge coordinateur du projet Above accompagne ce processus de recherche et de création. 

Une multiplicité d'autres projets éphémères sont ensuite improvisés : un salon potager en bois contreplaqué, une classe à ciel ouvert au bord de l'eau, une galerie de promenade, un plancher de danse dans les prés, des plantations au bord du ruisseau, une salle de bal à l'Estaminet, fleurs, écritures, cabanes... chaque expérience architecturale est l'occasion de solliciter les regards et les savoirs sud-africains sur les conditions concrète de notre vie quotidienne. Echanges, questionnements et actions collectives, malgré de grandes différences apparentes,  le contexte rural du village propose de nombreuses similitudes avec celui de Kliptown et les expériences s'informent mutuellement.

Dans le cadre du festival de Printemps d’Uzeste des artistes interviennent avec l’ensemble des participants au workshop pour des échanges et des concerts in situ. Cet ensemble réflexif et festif repose sur l'énergie des gens, le bel enthousiasme des chantiers qu'on commence.

 

 

 

« LEARNING FROM UZESTE », improvisations architecturales,

atelier France-Afrique du Sud,

Manifestation organisée dans le cadre des Saisons Afrique du Sud ‐ France 2012 & 2013

www.france‐southafrica.com

Présentation des travaux le Samedi 11 Mai à 17h à l'Estaminet.   

Avec Bernard Lubat, Daniel Estevez, Alex Opper, Gérard Vierge, Bob Nameng et Christophe Hutin.

Web :

http://learning-from.over-blog.fr/

http://www.cie-lubat.org

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