Quand le mouvement est une méthode.

31 Mai 2012, 10:02am

Publié par learning-from.over-blog.fr

 

 

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En 1991, le paysagiste Gilles Clément propose de renouveler le mode de conception des jardins en s'inspirant de la friche : un espace de vie laissé au libre développement de ceux qui s'y installent, quels qu'ils soient.  Le "jardin en mouvement" qu'il propose est un espace en évolution et son développement est seulement infléchi par le jardinier mais jamais imposé. 

Ici la tâche du jardinier commence par une activité d'observation, il doit interpréter précisément les interactions entre les êtres vivants, comprendre et préserver la richesse du réel, en tirer le meilleur usage. Son objectif est toujours de "maintenir et accroître la diversité, source d’étonnement, garantie du futur" et pour cela il faut également maintenir et accroître la qualité des supports existants et donc intervenir avec la plus grande économie de moyens.

Cet état d’esprit, qui conduit le jardinier à "observer plus et jardiner moins", nous pouvons le transposer au domaine plus général de l'architecture. Il est à la base du travail de projet présenté par l'atelier Learning From dans l'exposition intitulée  "Johannesburg, Afrique du Sud" à Toulouse, galerie du Centre Méridional de l'Architecture et de la Ville jusqu'au 25 juillet 2012. http://www.cmaville.org/expositions/johannesburg/.

Il s'agit donc d'accompagner pour transformer, de comprendre, de lire et de donner la plus grande pertinence possible à notre intervention d'architecte vis à vis du contexte existant. Nettoyer, réparer, ajouter, prolonger, telles sont alors les actions fondamentales d'une architecture en mouvement. Simplicité et délicatesse, l'architecte agit et se rend invisible.

Atelier Learning From, juin 2012

 

 

 

 

 

 

 

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